PLÉTHORE VEINEUSE. — CAUSES PHYSIQUES
générale, une aiigmenlalion de pression plus ou moins durable qui est d'ordre mécanique?
§ 4. — Vie sôdoutairc. Pléthore veineuse.
La même explication que pour les obèses semble applicable aux individus sédentaires relativement à l'augmentation graduelle de la pression sanguine qui s'opère chez les uns comme chez les autres ; seulement chez les maigres, les obstacles au courant sanguin artériel semblent provenir exclusivement des entraves apportées à la circulation des vaisseaux du bas ventre. Mais ces entraves dans le cas actuel ne sont pas le résultat d'une compression de ces vaisseaux, elles dépendent de l'absence du vis à tergo dans le courant veineux. Comme les veines du système portai sont dépourvues de valvules, ce sont principalement les exercices corporels qui constituent la cause principale du mouvement du sang veineux. Leur influence est cependant médiate, en ce sens qu'ils provoquent les contractions péristaltiques de l'intestin. Si cette cause vient à être supprimée, il en résulte non seulement un ralentissement du courant dans les vaisseaux avec stases du sang dans les départements veineux, mais encore, par suite des apports exagérés des liquides digestifs de l'intestin dans les racines de la veine porte et dans les veines générales, il se produit dans le reste de la circulation un trouble analogue à celui que provoque un obstacle direct dans ce département vasculaire. Les malades de cette catégorie bien que pâles semblent aussi avoir une pléthore mais circonscrite à l'abdomen.
Diverses causes physiques. — Ainsi c'est toujours un stade préalable d'excès dépression sanguine qui semble présider à la formation des scléroses; c'est toujours une cause mécanique qui semble dominer le processus endartérique, que
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l'on a expliqué par la distension que les vaisseaux éprouvent sous l'influence de ces pressions anormales. A l'appui de celle conception on cite des scléroses exclusivement circonscrites à des régions valvulaires qui ont été exposées à une forte irritation mécanique. Ainsi les veines elles-mêmes peuvent subir une sorte d'altération analogue à l'endarlérite, lorsqu'elles ont été exposées à de fortes irritations ou à des stases prolongées, parexemple dans l3i sclérose (sténose) ae Vorifice mitral où la tension du système veineux pulmonaire est très surélevée et pendant longtemps.
Mais revenons aux artérioscléroses ; malgré leur relation avec la tension vasculaire elles n'en sont pas moins susceptibles d'une autre interprétation. A côté de l'action mécanique exercée par cette tension exagérée, il existe un ralentissement notable de la circulation dans la région malade; ce facteur nouveau de l'endarlérie a été étudié par Traube qui, dans un cas de sténose congénitale de l'aorte, reconnut au-dessus et au-dessous du point rétréci une sclérose énorme du vaisseau; la sclérose de la partie située au-dessous ne pouvait pas dépendre d'un effet dépression, et devait provenir d'un ralentissement du cours du sang. Dans lesartério-scléroses simples cette double cause doit exister, à savoir la pression préalable? et le ralentissement du courant sanguin provenant des obstacles situés à la périphérie; de là la diapédèse des globules blancs dans la membrane profonde, leur accumulation dans le système canaliculaire du tissu conjonctif et leur transformation en tissu cellulaire ?
Celle hypothèse du ralentissement du courant a reçu une consécration par les travaux de Thoma; ses recherches ont porté sur les altérations que la tunique interne del'aorle subit dans les premiers mois après la naissance ; il se forme alors dans l'aorte descendante, au-dessus du point d'insertion de Tarière ombilicale, une couche conneclive placée sous