ÆT10L0GIE
lion de stimulants , portent leur première action sur l’estomac et le duodénum. Ce n’est jamais que lorsqu’ils ont produit une gastro- entérite , ou , si l’on veut , une gastro-duodénite , et que celle-ci s’est transmise par les canaux biliaires (1) au foie , que les signes de l’irritation hépatique se déclarent.
Ces affections de l’appareil biliaire ne sont si communes chez les personnes qui mènent une vie sédentaire ou qui se livrent aux travaux du cabinet que parce que la digestion se fait ordinairement mal quand elle n’est pas aidée par l’exercice , ou que l’esprit se trouve dans un état habituel de contention.
Le refroidissement par l’exposition à un courant d’air ou l’immersion d’une partie ou de la totalité du corps dans l’eau froide , la répercussion d’un exanthème , de la goutte ou du rhumatisme , sont susceptibles aussi , dit-on , d’occasioner l’hépatite. Cette proposition ne me pa-
(i) Et quelquefois aussi par les veines qui naissent à la surface de la membrane muqueuse intestinale , et se continuent en s’anastomosant avec les petites veines mesaraïqueS) qui , à leur tour , vont aboutir au tronc de la veine porte. M. Ribes a le premier ëmis cette opinion , qui me paraît très vraisemblable.
ÆTIOLOGIE.
rait pas plus fondée que fes précédentes. Lorsque l’inflammation du foie survient a la suite de la suppression subite de la perspiration cutanée , de la disparition d’un exanthème , etc. , ces causes , loin de modifier directement le parenchyme hépatique, commencent toujours par provoquer soit une gastro -entérite , soit une péritonite , suivant que le sujet est prédisposé à 1 une ou à l’autre de ces maladies par l’état de l’atmosphère, son régime, ses habitudes, sa constitution. Line chose qui déjà milite beaucoup en faveur de l’opinion que j’émets ici , c’est que le péritoine et la muqueuse gastro-intestinale sont dans un rapport d’alternative avec la peau et peuvent devenir supplémentaires de celle-ci, tandis quil n’existe aucune sympathie, bien connue du-moins, entre le système dermoïde et l’appareil biliaire : mais , ce qui ne permet pas d’hésiter à la considérer comme la seule qui puisse etre admise dans l’état actuel de la science , ce sont les faits que je vais rapporter.
Un jeune homme âgé de vingt et un ans , d’un tempérament bilieux et d’une grande mobilité nerveuse , se baigna par un temps assez froid dans une rivière qui coule près de la eam-