‹ Traité des maladies du foie et du pancréasChapitre 129 sur 178 · I. — HYPERTROPHIE DU PANCRÉAS · texte numérisé non relu

I. — HYPERTROPHIE DU PANCRÉAS

L’hypertrophie générale du pancréas, c’est-à-dire l’altération caractérisée par l’augmentation de volume des éléments constitutifs de cette glande, est un fait des plus rares, toujours difficile t à apprécier, et qui n’a pas, que je sache, été constaté histologiquement. Cette anomalie, pourtant, n’est pas impossible, et l’on conçoit , que le pancréas puisse, à l’instar d’autres organes, s’hypertrophier réellement, sous l’influence d’une exagération fonctionnelle ou d’une action nerveuse venant dilater ses vaisseaux. L’hypertrophie partielle du pancréas est plus commune et plus certaine; ellea pour siège un point quelconque de la glande, la tète ou la queue , et résulte de la suppléance fonctionnelle du parenchyme, par suite de la destruction d’une portion étendue de cette glande.

Le tissu du pancréas, dansces différentes circonstances, conserve sa coloration et sa consistance, car c’est à peine s’il est un peu plus ferme que normalement. Sa structure n’est pas sensiblement changée, les éléments qui le composent sont simplement plus volumineux. Générale, l’hypertrophie du pancréas ne déterminerait, sans doute, aucun désordre appréciable, car si la fonction de cette glande est quelque peu exagérée, rien ne prouve jusqu’ici que la digestion soit réellement troublée; partielle, elle est un bienfait, puisque la portion hypertrophiée de l’organe vient suppléer à la fonction de ce qui a disparu.

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