AFFECTIONS DU FOIE. — ATROPHIES
Sémiologie. — Le diagnostic de cet état doit reposer sur l’évolution qui est lente, la conservation absolue de la santé, et l’absence de lésions spléniques, car les nombreux désordres qui pourraient le simuler, comme la leucomatose, la cirrhose, la lymphomatose, etc., s’accompagnent tous d’une augmentation du volume de la rate.
Le pronostic est sans gravité, et on peut appliquer à l’hypertrophie partielle du foie, tout au moins, comme à celle du cœur, l’épithète de bienfaisante, puisqu’elle sert à compenser une fonction amoindrie.
Thérapeutique. — Le traitement ne s’adresse qu’à l’hypertrophie totale, il a pour but de combattre tout ce qui irrite ou altère le fonctionnement du système nerveux, du bulbe et des nerfs splanchniques, car, les cas d’hypertrophie partielle du foie exceptés, tous les autres sont subordonnés à une action nerveuse, et c’est à cette action que doivent s’adresser les moyens thérapeutiques. Les bromures et les iodures, l’opium et la quinine, mais surtout l’hydrothérapie, tels sont les agents auxquels il convient de recourir.
Murat (V.). Sur l’hypertrophie du foie. {Bulle t. de la Soc. méd. d’émulation, sept. 1821.) — Frerichs (F. Th.). Traité pratique des maladies du foie et des voies biliaires, trad. fr. par L. Dumenil et Pellagot. Paris, 1866, p. 5o. — Lancereaux (E.). Traité historique et pratique de la syphilis. Paris, 1866, p. 328; 2e édit. Paris, 1873, p. 260. — Herm. Mayer. Aechtc Hypertrophie der Leber. {Bayer, arztl. Intell. Blatt., 1870. Anal, dans Schmidt’s Jahrbuch, 1871, t. CL, p. 36.) La plupart des cas décrits sous le nom d’hypertrophie du foie ne concernant pas la véritable hypertrophie de cet organe n’ont rien à faire ici.