‹ Traité des maladies du testicule et de ses annexesChapitre 14 sur 126 · Ih'DROCÈLE CONGÉNITALE · texte numérisé non relu

Ih'DROCÈLE CONGÉNITALE

L'hydrocèle congénitale diffère de l'hydrocèle ordinaire par ce point caractéristique, que le liquide épanché et contenu dans la vaginale demeure, grâce à la non-oblitération du conduit vagino-péritonéal, en communication directe avec la grande séreuse péritonéale.

De là, les noms à' hydrocèle communicante (Melchiori) et àliydrocèle péritonco-vaginale (Chassaignac), qui lui ont été donnés.

Celui d' hydrocèle congénitale ne convient pas, comme le dit très bien Chassaignac, si l'on entend, par là, que l'affection existe toujours à la naissance. L'épanchement peut, en effet, se produire à tous les âges.

D'autre part, la forme qu'affecte la maladie étant intimement liée à un vice originel de conformation de l'appareil d'enveloppe du testicule, on comprend qu'elle puisse, en ce sens, être considérée comme d'origine congénitale.

La dénomination que nous avons choisie, comprise de cette façon, nous paraît donc devoir être conservée. Elle est d'ailleurs consacrée par l'usage.

Signes et Diagnostic. — Tous les signes de l'hydrocèle ordinaire se retrouvent dans l'hydrocèle congénitale. Mais de plus, en raison de la communication qui persiste entre les deux séreuses, la tumeur, spontanément ou sous la pression de la main, peut disparaître ou être refoulée dans l'abdomen; elle est réductible.

Ce caractère essentiel ne se présente pas, toujours, avec toute la netteté désirable. La facilité avec laquelle il se manifeste dépend de la largeur du trajet ou de l'orifice de communication.

On trouve, à cet égard, des différences considérables. Ce trajet, qui a habituellement le calibre d'une plume d'oie ordinaire, et peut être pluslarge encore, se réduit quelquefoisà un espace presque filiforme. Certaines dispositions anatomiques, telles que des diaphragmes membraneux résultant d'une oblitération irrégulière, ou bien encore la présence du testicule formant soupape (J. Cloquet), peuvent encore s'opposer au libre passage du liquide.

La physionomie générale de l'affection varie sensiblement, suivant les circonstances que nous venons d'indiquer.

Lorsque le trajet de communication est assez large, pour que le liquide puisse passer facilement de l'une des cavités dans l'autre, on constate les phénomènes suivants qui sont caractéristiques.

Une pression lente, exercée sur la tumeur, diminue peu à peu son

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