C. — ORCHITE DE LA VARIOLE
Cette aflFection, mentionnée par quelques auteurs, Velpeau (1), Gosselin (2), mais mal connue au début, n'a été étudiée et analysée avec soin que par Béraud (3). Grâce à de nombreux examens cliniques et aux autopsies qu'il pratiqua, il put en donner une bonne description.
Les lésions qu'on trouve à l'autopsie portent principalement sur la vaginale et le tissu cellulaire qui entoure l'épididyme.
Nous avons déjà eu l'occasion de les décrire en partie à propos des vaginalites aiguës.
Quant aux lésions testiculaires ou parenchymateuses, elles sont rares, et encore bien mal définies. On les rencontre ordinairement en même temps que celles des enveloppes dont elles constituent pour ainsi dire un degré plus accentué.
D'après les faits publiés par Béraud, on trouverait le parenchyme lesticulaire congestionné, plus rouge par places. Sur des coupes on constate des noyaux jaunâtres de nouvelle formation, qui sont indépendants des tubes testiculaires et forment à la surface du parenchyme (après l'ablation de l'albuginée) des reliefs assez marqués et caractéristiques.
Quinquaud (4), dans une épidémie observée à l'hôpital de la Pitié, put constater sur huit malades 3 cas d'orchite.
Celle-ci était évidemment d'origine variolique, puisque les malades n'avaient pas eu de blennorrhagie depuis plusieurs années.
(1) Voy. Velpeau, Dict. encycl. en XXX vol., art. Testicule.
(2) Orchite varioleuse [Mém. de la Soc. de biol. 1852).
(3) Arch. gén. de méd., 1859, t. XIII, pp. 274, 577. {i} Arch.de méd., 1870, t. XVI, p. 329 (Variole).