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PETITS KYSTES. — ANATOMIE PATHOLOGIQUE

hysles hydaliques) qui ont élé ou seulement rencontrées sur le cadavre, ou reconnues sur le vivant.

§ 1. — Petits kystes.

Tous les auteurs qui, depuis les recherches de Gosselin, se sont occupés de l'anatomie normale ou pathologique du testicule, ont signalé la fréquence des petits kystes de cet organe. Il suffit d'ouvrir au hasard sur le cadavre, comme l'un de nous a eu occasion de le faire à l'amphithéâtre de l'hospice d'Ivry, un certain nombre de tuniques vaginales, pour rencontrer quelques-unes de ces petites tumeurs, arrondies, plus ou moins saillantes, solides en apparence, mais présentant, à la coupe, une petite cavité remplie de liquide.

On ne les trouve cependant pas à tous les âges. Tout à fait exceptionnels chez l'enfant, rares jusqu'à trente et trente-cinq ans, les petits kystes de l'épididyme ne deviennent extrêmement communs qu'à partir de quarante ans. Chez les vieillards, ils existent au moins sur les deux tiers des sujets (Gosselin). Nous attirons, dès à présent, l'attention sur ce dernier point, qui a, pensonsnous, pour la recherche de la pathogénie de ces productions, une certaine importance.

Anatomie pathologique. — a. Caractère»

extérieurs. — Le siège habituel des petits kystes est la face convexe de l'extrémité libre de la tête de l'épididyme. Assez souvent encore ils siègent à la partie moyenne de l'organe et au voisinage de la queue ; très exceptionnellement en rapport avec la face inférieure de l'épididyme, ils occupent presque toujours sa face supérieure, plus

rapprochés, en général, de son bord externe

Fig. 46. — Petits kystes de l'éque de 1 mterne. pididyme (d'après Curling).

Situés sous la séreuse qu'ils soulèvent plus ou moins, jamais, suivant Gosselin, ils ne se trouveraient dans l'épaisseur de l'épididyme. Cette assertion n'est pas entièrement exacte ; une dissection minutieuse permet presque toujours de découvrir profondément, entre les tubes, sinon des tumeurs kystiques nettement formées, du moins des dilatations cavitaires, qui sont pour nous des kj'stes en voie de développement.

Leur nombre est variable. Rarement uniques, plus souvent multiples, on peut en trouver quatre, cinq ou bien davantage, réunis ou disséminés à la surface de l'épididyme. Dans un cas observé par l'un de nous, il existait un véritable état granuleux de l'épididyme dû à une agglomération de nombreux petits kystes. Cette disposition est exceptionnelle. La plus fréquente est celle d'un kyste plus volumineux autour duquel se montrent deux ou trois autres plus petits.

Leur volume, toujours peu considérable, a été comparé à celui d'une tète d'épingle, d'un grain de millet ou d'un gros pois au plus.

Ordinairement sessiles et à base assez large, ils sont parfois pédiculés et se présentent sous forme de petits polypes, faisant saillie dans la vaginale ; ces petits polypes kystiques ont été confondus avec l'hydatide de Morgagni, qui occupe à peu près le même siège. Leur pédicule peut être très mince, comme éraillé et sur le point de se déchirer (fig. 47).

Alors même qu'elle est sessile, la tumeur, lorsqu'elle a acquis un certain volume, peut, comme l'a montré Gosselin, être détachée tout d'une pièce par une sorte d'énucléation qui semble laisser intact le parenchyme sous-jacent. Nous verrons dans un instant que cette indépendance du kyste n'est pas aussi complète qu'elle le paraît.

Ces petites saillies sont translucides ; elles ont tantôt un aspect opalin, tantôt une teinte jaune ambré.

Leur consistance est ferme ; elle rappelle celle du cartilage; cet état est dû à la tension du liquide contenu.

A la piqûre celui-ci s'échappe, ordinairement clair, transparent, parfois un peu plus consistant; il ne contient que peu ou point d'albumine. Au microscope on n'y trouve, outre quelques granulations moléculaires sans caractères définis, que des cellules épithéliales, soit normales, soit altérées, de même nature que celles qui sont contenues dans les canaux de l'épididyme.

Comme Gosselin, jamais nous n'y avons découvert trace^ de sper-

Fig. 47. — Petits kystes de l'épididyme pédiculés et sessiles (d'après Hochenegg). — T, testicule. — E, épididyme. — C, canal déférent. — M, hydatide non pédiculée de Morgagni.

— K, K, kystes.

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