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GRANDS KYSTES

didyme et non avec le testicule, le caractère du liquide contenu, toutes ces circonstances, dont quelques-unes ne se révélèrent qu'au moment de l'intervention, nous conduisirent à penser, malgré le volume acquis par la collection, que nous avions eu affaire à des kystes sus-épididyuiaires, kystes d'involution, datant sans doute de loin, mais n'étant devenus appréciables qu'au jour où l'accroissement exceptionnel qu'ils avaient subi les avait rendus accessibles à l'exploration.

Le second point que nous voulons mettre en relief, concerne la rupture possible de ces tumeurs et les conséquences possibles de cet accident.

Il n'est pas rare, chez les vieillards, de trouver au niveau de la tête de l'épididyme de petites saillies, plus ou moins pédiculées, absolument vides, qui peuvent être considérées comme les traces de petits kystes rompus. On a admis que le contenu de la tumeur ainsi ouverte se déversait dans la vaginale, puis, par voie d'irritation, pouvait être l'origine de certaines hydrocèles. Nous avons déjà mentionné ce fait, en traitant de l'étiologie de l'hydrocèle.

§ 2. — Grands kystes.

Nous désignons sous ce nom les kystes qui siègent ordinairement au-dessous de la tète de l'épididyme, entre cet organe et le testicule [kystes sous-éplcUdymaires), et dont le liquide, habituellement opaque ou opalin, tient alors en suspension des spermatozoïdes {kystes spermatiques, kystes à spermatozoïdes) .

Anatomie pathologique. — a. Caractères extérieurs et structure. — Le volume de ces kystes est loin d'être toujours considérable, comme pourrait le faire croire le nom que leur a donné Gosselin. L'expression de grands kystes signifiait simplement, dans la pensée de cet auteur, que, contrairement aux petits kystes, ils acquièrent habituellement des dimensions qui les rendent accessibles à l'exploration du chirurgien. En somme, leur volume est variable; il en est qui ne sont pas plus gros qu'une noix ; d'autres, et ils ne sont pas rares, sont comparables à une petite orange; parfois ils égalent les hydrocèles les plus volumineuses. On connaît des cas exceptionnels dans lesquels le liquide contenu s'éleva jusqu'à 1600 (Stanley), et même 2000 grammes (Curling).

Leur siège peut être regardé comme à peu près constant. Pour le bien apprécier, il faut observer la tumeur lorsqu'elle est encore de moyen volume. On reconnaît alors qu'elle est située au-dessous de la tête de l'épididyme, entre cet organe et le testicule ; en dehors de la

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vaginale, dont elle soulève ou refoule le feuillet viscéral. Elle est donc, en cet état, bien distincte du testicule, caractère appréciable sur le vivant, et qui facilite le diagnostic. Lorsque le kyste est très volumineux, les rapports avec le testicule peuvent être moins évidents; il a l'apparence d'une hy- ^ drocèle et semble en avoir la si-

\ tuation. Mais, toujours, par une

dissection attentive, on retrouve, caché derrière la tumeur ou sur l'un de ses côtés, le testicule avec sa tunique vaginale intacte.

A mesure que le kyste prend de l'accroissement, il repousse l'épididyme en l'éloignant du testicule, et tend à l'étaler à sa surface. Lorsqu'en pareil cas l'on examine avec soin l'épididyme, on voit qu'à partir du point où il paraît faire corps avec le kyste, les tubes sont aplatis et séparés les uns des autres. A un certain degré de distension, il devient très difficile de les suivre ; dans les kystes très volumineux, il semble qu'ils soient complètement interrompus par cet aplatissement de la tête. Il peut résulter de cette disposition un obstacle absolu au cours du sperme; c'est là, en effet, comme tiples de l'épididyme figurant un kyste l'a montré Gosselin, un des multiloculaire. L'épididyme (E) est ^^^^gg d'oblitération des voies éloigne du testicule (Ti par suite du développement des tumeurs. spermatiques.

Les vaisseaux efférents du testicule affectent aussi, on le conçoit, les rapports les plus intimes avec la surface extérieure de la tumeur. Lorsque l'on regarde par transparence la paroi kystique, on peut souvent apercevoir, dans son épaisseur, des traînées longitudinales, qui ne sont autres que les vaisseaux efférents ou mieux quelques tubes dissociés de la tête de l'épididyme.

Fig. 50 (obs. persouuelle). — Kystes mul-

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