KYSTES DIVERS
plète du sac. Si l'on se résout à ce dernier parti, l'opération devra être conduite avec précaution, en raison du voisinage des éléments du cordon et des rapports intimes que ceux-ci affectent avec la paroi du kyste.
§ 3. — Kystes divers.
A. Kystes séreux. — Nous réunissons SOUS ce titre certaines variétés tout à fait exceptionnelles de kystes du testicule, qui offrent ce double caractère de ne contenir qu'un liquide séreux, sans spermatozoaires, et de paraître, au point de vue de leur développement, entièrement indépendants des conduits séminifères.
Ils diffèrent encore des collections kj'stiques que nous avons étudiées
Fig. 54. — Kystes séreux multiples, recueillis chez uii homme de 35 ans (avec varicocèle). — T, testicule. — E, épididyme. — C, caual déférent. — V, varicocèle. — K, kystes, au nombre de quatre, de forme variable, situés sous la séreuse, au niveau du bord concave de l'épididyme, indépendants les uns des autres.
Fig. 55. — Kyste séreux recueilli chez un homme de 32 ans. — T,E,C, comme ci-contre. — K, kyste volumineux, en forme de haricot, situé sous la séreuse le long du bord libre du corps de l'épididyme et le cachant en partie.
jusqu'ici par ce fait que, loin de se rencontrer, comme celles-ci, en certains lieux d'élection, ils peuvent siéger en un point quelconque de l'appareil testiculaire. Ordinairement en contact avec l'épididyme, au niveau du corps et de la queue de cet organe, ou bien situés dans le sillon qui sépare l'épididyme du testicule, ils peuvent aussi se développer à la surface du testicule lui-même. On en a encore trouvé sur le feuillet pariétal de la vaginale, à distance de l'épididyme et du testicule.
Les figures ci-jointes que nous empruntons à Hochenegg donneront une idée des variétés que l'on peut rencontrer (flg. 54-58).
Superficiels, situés sous la séreuse qu'ils soulèvent, ils sont habituellement petits et de forme variable, tantôt sphériques, tantôt plus ou moins allongés. Leurs parois sont minces, transparentes, constituées par du tissu fibreux et tapissées à leur surface interne par un épithélium pavi-
Fig. 56. — Kyste séreux recueilli chez un individu d'âge inconnu. — T,E,C, comme ci-dessus. — K, kyste, volume d'une noisette, forme d'un œuf, développé dans le feuillet séreux qui unit l'épididymc au testicule, repoussant manifestement en arrière la queue de l'épididyme.
Fig. 67. — Kyste séreux probablement développé aux dépens de l'hydatide de Morgagiii. — T, E, C, comme cidessus. — K, kyste, volume d'une cerise, avec pédicule large, le reliant à l'épididyme.
menteux. Leur contenu est en général de la sérosité pure, dans laquelle on ne découvre, au microscope, d'autres éléments figurés que quelques cellules épithéliales, plus ou moins altérées, détachées de la paroi.
La pathogénie de ces tumeurs est des plus obscures, et, à vrai dire, pour la plupart, inconnue.
A quelques-unes, Hochenegg croit pouvoir assigner une origine lymphatique. Nous reproduisons ci-contre (fig. 58) le dessin d'une pièce, recueillie par lui, sur laquelle on distinguait, en effet, une série de petites vésicules kystiques, qui par leur apparence noueuse, par leur siège dans les replis séreux qui unissent le testicule et l'épididyme, donnaient assez bien l'impression de dilatations occupant des vaisseaux lymphatiques. Hochenegg s'appuie encore, pour soutenir cette hypothèse, sur l'extrême minceur de leur paroi, et sur l'existence,