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KYSTES DIVERS

à la face interne de celle-ci, d'une simple couche endothéliale. Il a observé trois fois cette disposition (1).

Le même auteur admet que certains kystes non spermatiques de l'épididyme ne sont autres que d'anciens foyers hémorrhagiques sous-albuginés enkystés.

C'est du moins ainsi qu'il croit pouvoir expliquer le mode de formation de petites cavités de la grosseur d'un pois, à paroi épaisse et dure, à contenu brunâtre et épais, découvertes par lui au niveau de l'épididyme.

La plupart des kystes dont il vient d'être question n'ont été vus que sur le cadavre, ou bien encore ont été rencontrés par hasard, lors de l'opération d'une hydrocèle par incision. Habituellement petits, ils ne s'étaient accompagnés d'aucun signe qui eût permis de les reconnaître.

Leur histoire clinique est donc nulle. Aussi nous contentons-nous d'avoir mentionné leur existence sans y insister davantage.

B. B>e l'Iiytlrocèle dite multilo- «ulaire. Kystes iiitra-vag'inanx. —

'C'est encore à cette place qu'il convient de' dire un mot de l'affection

décrite par certains auteurs, sous le nom A'hydrocèle multiloculaire ; désignation mauvaise, car il s'agit évidemment, dans les cas auxquels

(I) Bien antérieurement déjà (1872) Nepveu (*) avait décrit, sous le nom de dilatations kystiques lymphatiques^ de petits kystes découverts par hasard, sur le cadavre, .par Dupuy dans une autopsie. Ces petites tumeurs, comme dans le cas figuré par Hochenegg, siégeaient au milieu du repli de la vaginale qui relie la queue de l'épididyme au testicule. Elles avaient un aspect bosselé, un contenu pâteux, dans lequel on ne découvrit au microscope que des granulations très nombreuses et des cellules semblables aux globules blancs du sang et de la lymphe ; cette matière pâteuse ■était complètement incolore. Ces kystes, après l'examen le plus attentif, ne furent trouvés reliés à aucune néoformation canaliculaire. Leur origine purement lymphatique ne parut pas douteuse.

(*) Nepveu (G.), in Observation présentée à la Sociélé anatomique, par Dupuy [Bullei. de la Soc. anat., 1872, 3« sér., t. VII, p. 217).

Fig. 68. — Kyste séreux, probablement d'origine lymphatique. — T,E,C, comme ci-dessus. — K, kyste séreux probablement développé aux dépens de l'hydatide de Morgagni. — L, kystes lymphatiques très nombreux, de volumes différents, indépendants les uns des autres, se suivant en chaîne presque ininterrompue, le long du bord libre du corps de l'épididyme, depuis le ligament supérieur, jusque dans le lisament inférieur.

elle s'applique, de kystes multiples contenus dans la vaginale.

On en jugera par les deux faits suivants dont nous empruntons l'analyse à Kocher.

Le premier lui a été communiqué par Langenbeck. Homme de vingt-huit ans; tuméfaction scrotale datant d'un an et demi, qui, dans les derniers temps, avait pris un accroissement plus rapide, et s'était accompagnée de douleurs. La tumeur avait fini par acquérir le volume du poing; elle avait la forme d'une poire allongée, était fluctuante, transparente, un peu sensible à la pression; le cordon était sain. Une première ponction ne fournit qu'une cuillerée à thé de liquide; une seconde ne donna rien. L'incision de la tumeur laissa, au contraire, s'échapper plusieurs onces de sérosité claire, jaunâtre, qui était contenue dans des kystes nombreux, indépendants les uns des autres.

La deuxième observation a été recueillie par Steinthal à la clinique de Czerny. Homme de vingt-deux ans ; à l'âge de quatorze ans, plaie de la moitié droite du scrotum, à la suite d'une chute sur un morceau de bois pointu; depuis lors, lente tuméfaction de cette partie. La tumeur était grosse comme une pomme, et avait tous les caractères de l'hydrocèle vulgaire ; trois ponctions successives suivies d'injections irritantes étant restées sans résultat, on prit le parti de pratiquer l'incision delà poche. Issue d'un liquide semblable à celui de l'hydrocèle; on aperçoit en même temps, au fond du sac, nombre de kystes petits et grands, contenant, eux aussi, de la sérosité claire, jaunâtre. Ces poches enlevées, le testicule apparaît recouvert d'une albuginée normale. On parvint à découvrir à la face interne de quelques-uns de ces kystes un endothélium délicat; leur paroi était formée par du tissu conjonctif avec veines dilatées et beaucoup de vaisseaux oblitérés.

11 est bien difficile, d'après ces faits, d'apprécier la nature exacte de l'affection; plus difficile encore d'expliquer l'origine des kystes qui la constituent.

Le diagnostic, avant l'intervention, sera le plus souvent impossible ; ou plutôt sera-t-on presque fatalement conduit à confondre ces kystes multiples qui distendent la vaginale avec l'hydrocèle vulgaire.

On comprend que le seul traitement qui convienne en pareil cas soit l'incision de la tumeur. Dans les deux cas que nous avons rapportés elle a pu seule procurer la guérison (1).

(1) Voy. encore sur la question assez obscure de l'hydrocèlo multiloculaire les observations et travaux suivants : Socin (A.) et Rauch (E.), Jahresb. u.\d. chîr. Atdlieil. d. Spit. zu Basel (1883), Bàle, 1884, p. 93. — Léser (E.), Centralbl. f. chir., 1885, t. XII, p. 17. — Steinthal (C. F.), ibid., p. 705. — Hilchenki (N.), Russ. med., Saint-Pétersbourg, 1886, t. IV, p. 10.

SPERMATOCÈLE.

C. Kystes hyiiatiques. — Dans une note sur la maladie hydatique du foie en Islande, communiquée à la Société de chirurgie, au nom du D'' Guérault (1), par Gosselin, en 1837, on lit « que les hydatides, qui occupent en général le foie, ont élé trouvées dans d'autres organes, voire aussi sous la peau et même dans la tunique vaginale». Aucun fait n'est apporté à l'appui de cette assertion.

D'après Koclier, Cramer et A. G. Richter auraient vu la cavité vaginale remplie d'hydatides dont le volume allait pour quelques-unes jusqu'à celui d'un œuf de pigeon. Il s'agit évidemment là de cas absolument exceptionnels, et dont l'interprétation prêterait peut-être à certaines critiques.

A. Cooper, sous le nom d'hydatide animale du testicule [2) , mentionne un cas où le kyste siégeait dans l'épididyme. Il avait été découvert par hasard sur le cadavre. Dans l'intérieur du kyste « se trouvait une hydatide ressemblant à une perle, parfaitement libre, détachée de la poche dans laquelle elle était contenue; cette hydatide était remplie d'un liquide aqueux. » Il n'est pas, dans ce cas encore, suffisamment établi qu'il s'agissait là d'un véritable kyste hydatique (3).

Enfin, M. Péan rapporte avoir trouvé, sur le cadavre, un kyste siégeant dans le testicule lui-même, et dans lequel il découvrit, au microscope, des débris d'hydatide (4).

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