TUMEURS
Considérations générales. — Classification. — Division du sujet.
— L'histoire des tumeurs du testicule, telle qu'elle était comprise il y a peu d'années encore, était bien simple. La plupart des néoplasmes de la glande séminale étaient réunis sous le nom vague de cancer du testicule ou de sarcocèle. A peine faisait-on place, à côté de ces productions dont le pronostic était nécessairement fatal, à des tumeurs plus rares et moins bien connues, que l'on considérait comme bénignes (tumeurs fibreuses, cartilagineuses, calcaires, etc.). Le cancer, au contraire, était une affection commune. L'étude anatomique du tissu qui le constituait n'était pas, il est vrai, poussée très loin. On reconnaissait bien qu'il se présentait à l'œil nu sous des aspects divers, mais ces différences extérieures paraissaient n'avoir pas grande importance. Par contre, l'évolution du mal avait été bien observée. Les signes par où il se révèle, sa marche, ses terminaisons étaient étudiés avec soin et formaient un tableau clinique qui n'a guère, depuis lors, été retouché.
Les progrès de l'anatomie pathologique rendent notre tâche moins aisée. Le microscope aidant, on a appris, pour le testicule comme pour les autres régions du corps, à distinguer, dans le cancer des anciens, des formes anatomiques diverses, carcinome proprement dit, sarcome, myxome, lymphadénome, etc., dont l'étude s'impose évidemment à nous. Malheureusement, à ces connaissances anatomiques plus précises ne correspondent pas des notions cliniques équivalentes. On est bien souvent encore obligé, dans la pratique, de s'en tenir k la notion ancienne du sarcocèle cancéreux, c'est-à-dire à celle d'une tumeur maligne, d'un pronostic fatal si l'on n'intervient pas, et qui, en dépit de l'intervention la plus radicale, reparaît presque toujours.