TUMEURS. — DIVISION DU SUJET
comme celui-ci, de suivre un pareil ordre d'étude. Nous l'avons déjà dit, l'insuffisance de nos connaissances est encore telle que l'on ne peut passer successivement en revue les diverses variétés de tumeurs dont nous venons de faire l'énumération, en appuyant cette étude suides examens anatomiques assez nombreux; et surtout en appliquant à chacune d'elles une description clinique correspondante.
Nous suivrons une marche moins scientifique peut-être, moins précise en apparence, mais plus conforme aux résultats actuellement acquis de l'anatomie pathologique et de la clinique.
Tout d'abord, nous laisserons de côté, pour le moment, les tératomes [inclusions fœtales et kystes dermo'ides) qui, en raison des nombreuses discussions auxquelles ces tumeurs ont donné lieu et de l'incertitude qui règne encore dans certains esprits sur leur nature, réclament une étude séparée.
Pour ce qui est des tumeurs mixtes, la plupart d'entre elles appartiennent à ce qui a été décrit jusqu'ici en clinique sous le nom de sarcocèle cancéreux. La confusion entre ces tumeurs, d'une part, le sarcome et le carcinome purs, d'autre part, est absolue. C'est ce groupe de néoplasmes que nous visions particulièrement tout à l'heure, lorsque nous disions qu'il est encore impossible de mener de front l'étude anatomique et clinique de certaines tumeurs du testicule.
Force nous sera donc, et ce sera notre premier article, d'envisager d'ensemble la grande classe de productions vulgairement connues et décrites sous le nom de cancer du testicule.
Dans une étude d'abord purement anatomique, après avoir décrit l'aspect qu'elles présentent à l'œil nu, nous montrerons les formes histologiques multiples que peut revêtir le cancer du clinicien (tumeurs mixtes, sarcome, carcinome et leurs variétés).
Les considérant ensuite au point de vue clinique, nous indiquerons les caractères généraux communs à la plupart d'entre elles, tout en cherchant si, pour quelques-unes du moins, certains traits particuliers ne permettent pas, avant l'ablation, d'en soupçonner la nature exacte.
Nous passerons ensuite successivement en revue quelques tumeurs, maladie kystique, enchondrome, lymphadénome , ayant à la fois une structure anatomique bien tranchée, et des caractères cliniques propres, qui en ont, dans quelques cas, rendu le diagnostic possible.
Sous le nom de tumeurs diverses, nous étudierons, enfin, quelques tumeurs rares du testicule, qui n'auront pas trouvé place dans les catégories précédentes.