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LYMPHADÉNOME. — SIGNES. MARCHE. DIAGNOSTIC

que 1 epididyme, qu'elle était, du moins, probablement toujours malade la première , l'organe excréteur n'étant envahi que plus tard et par suite des progrès de la lésion. Les observations publiées depuis lors viennent à l'appui de cette opinion. Deux fois, en effet (obs. de Maunoury et de Schwartz), l'épididyme a été trouvé intact; une fois il était pris au même degré que le testicule (obs. de Berger). La marche de la lésion, dans ce dernier cas, avait été remarquablement rapide.

Signes. Marche. Diagnostic. — Le 13'mphadénome du testicule se présente habituellement sous l'aspect d une tumeur de consistance ferme et élastique, égale dans toutes ses parties, dont aucune n'est molle et fluctuante, la petite quantité de liquide que peut contenir la vaginale échappant ordinairement à l'exploration. Son volume est modéré ; sa forme est ovalaire et rappelle assez bien celle du testicule.

La gêne qu'elle occasionne, proportionnée à son volume, est ordinairement peu considérable. Encore moins donne-t-elle lieu à de vives douleurs. Dans un cas cependant, celui de Schwartz, les souffrances étaient telles, que la castration qui, pour d'autres considérations, était plutôt contre-indiquée, fut cependant pratiquée, sur les vives instances du malade.

L'ensemble de ces sit/nes physiques et fonctionnels n'a, on le voit, rien de caractéristique. Il n'en est aucun qui ne puisse se rencontrer dans le sarcocèle vulgaire, au moins dans les premières phases de son développement.

On tiendra compte cependant de trois d'entre eux, qui, dans le lymphadénome, se montrent peut-être plus souvent, ou persistent au moins, pendant une plus longue période que dans le carcinome et le sarcome du testicule; nous voulons parler de la consistance ferme et uniforme de la tumeur, de son volume et enfin de sa forme, qui peut en imposer pour une simple augmentation de volume inflammatoire ou diathésique de la glande.

On a voulu attacher une certaine importance diagnostique à l'intégrité de l'épididyme. Il est clair que ce caractère, bien qu'il ne soit pas absolument propre au lymphadénome, constituerait, s'il était constant, au moins une présomption en sa faveur. Mais si l'on s'en rapporte aux observations publiées, on voit que le bon état de cet organe, alors même qu'il a été plus tard anatomiquement démontré, a été bien rarement constaté au lit du malade. L'attention devra cependant toujours se porter sur ce point, surtout dans les cas ou

l'on peut assister à la première période d'évolution de la tumeur.

Les renseignements fournis par l'étude de la marche du mal seront, dans certains cas, plus satisfaisants. Non que l'on puisse cependant attribuer grande valeur à la notion du temps que la tumeur a mis à se développer. La période qui s'écoule entre le début de l'affection et l'opération pi'atiquée varie, dans les observations, de deux mois à huit ans. Il est clair qu'un pareil écart doit tenir en partie à ce que les malades se sont plus ou moins vite préoccupés de leur état, ou que le chirurgien s'est plus ou moins rapidement décidé à intervenir.

On notera cependant que dans l'observation de Trélat et Malassez, qui peut être considérée comme un type de l'affection, la tumeur, qui datait de sept à huit ans, avait progressé d'abord lentement, atteignant en deux ans la moitié de son volume final, restant ensuite à peu près stationnaire, pour ne prendre un accroissement rapide que dans les six mois qui précédèrent la castration.

Il suffit de ce fait pour établir que le lymphadénome du testicule peut, dans certains cas, avoir une marche relativement lente, qui n'est pas ordinaire dans les tumeurs malignes des bourses. Mais à cette observation nous devons opposer celle de Berger, oîi la tuméfaction parait avoir acquis, en six mois, un volume tout aussi considérable que chez le malade de M. Trélat.

Ce dernier cas nous semble exceptionnel. On voit, du moins, que des observations nouvelles et plus nombreuses sont nécessaires pour établir quelle est la marche habituelle du lymphadénome du testicule.

L'étude de l'évolution clinique de l'affection pourrait, à un autre point de vue, servir au diagnostic, s'il est vrai, comme nous avons essayé de le montrer ailleurs, que, contrairement à ce qui se voit pour les autres tumeurs du testicule, le lymphadénome atteint souvent les deux testicules.

Quatre fois, sur six observations, cette circonstance avait été notée lors de la publication de notre premier travail sur la matière. Dans les trois observations nouvelles parues depuis lors, deux fois encore la lésion était bilatérale. On voit que, si le fait n'est pas constant, il est, du moins, assez fréquent pour frapper l'attention. Tantôt, les deux glandes sont atteintes en même temps et à peu près au même degré; tantôt, et le plus souvent, elles le sont successivement, à un intervalle plus ou moins rapproché, en sorte que la lésion est d'un côté beaucoup plus avancée que de l'autre.

Il nous avait paru aussi que l'on pourrait tirer, du mode suivant

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