‹ Traité des maladies épidémiquesChapitre 33 sur 175 · O NI · texte numérisé non relu

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DES MALADIES DITJiS SAISONNIÈRES

entre les bronchites qui s'élèvent à l'apogée de leur fréquence dès le mois de janvier ou de février, et les aiïeclions plus profondes, telles que la pneumonie ou la pleurésie qui n'y atteignent qu'un peu plus tard, on peut alTirnier que ce sont les premières qui règlent la marche de la morbidité générale de cette catégorie d'aflections (10).

Mais la subordination cesse d'être aussi étroite si, au lieu d'apprécier les résultats en bloc, on suit la marche de la bronchite dans un groupe déterminé pendant une série d'années successives. On relève alors des variations, des écarts souvent considérables d'une année à l'autre. Sous des constitutions atmosphériques sensiblement pareilles, le catarrhe bronchique est dans tel hiver extrêmement fréquent, dans tel autre réduit à des chiffres insignifiants. Puis son mode de répartition saisonnière n'a plus la constance, la fixité des appréciations d^ensemble; il présente souvent plusieurs maxima annuels répartis indistinctement entre les mois de l'hiver et de l'été, contrairement aux notions accréditées (fig. 4).

Ces irrégularités dans la marche de la bronchite sont fréquemment relevées par M. Besnier dans ses intéressantes études sur les constitutions médicales de Paris, et par nos collègues dans leurs rapports annuels sur la pathologie des corps de troupes. Depuis longtemps, ces consciencieux observateurs ont conclu de leurs recherches que les vicissitudes météoriques ne suffisent pas à l'étiologie de cette maladie, et que sa véritable cause nous échappe encore.

Mais cette cause est-elle donc si insaisissable qu'elle ne puisse être déterminée ou soupçonnée du moins dans certains cas ? Il y a longtemps que nous professons une opinion contraire.

En vérité, c'est une notion admise, même en clinique, que la bronchite n'est pas une et indivisible dans sa nature. Elle peut en imposer pour une individualité distincte ef invariable dans son essence, si on l'envisage en elle-même. Mais elle prend à nos yeux une signification toute différente si on l'étudié dans ses rapports avec les autres maladies régnantes. Nous n'avons garde de faire allusion à ces manifestations bronchitiques relevant de facteurs individuels tels que les affections du cœur ou des reins, l'arthritisme ouïes pneumoconioses; elles doivent être exclues de ce débat. Nous visons les grandes maladies populaires, la grippe, la rougeole, le typhus et notamment la fièvre typhoïde.

A. La bronchite dans ses rapports avec la grippe. — Or, notre conviction profonde est que, dans l'immense majorité des cas, le catarrhe saisonnier n'est qu'une expression adoucie de la grippe ; il en est la

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