‹ Traité des maladies épidémiquesChapitre 6 sur 175 · I. — Atmosphère · texte numérisé non relu

I. — Atmosphère

L'air renferme constamment des bactéries en quantité variable suivant les milieux d'observation. Les microbes pathogènes cependant paraissent y être clairsemés; leur existence y a été même contestée, vraisemblablement à tort, car maint fait épidémiologique implique nécessairement le transfert des germes morbides par l'atmosphère. Du reste, dans quelques cas rares à la vérité, ceux-ci y ont pu être décelés directement par 1 analyse bactériologique. Eiselsberg assure avoir constaté dans l'air le

streptocoque de l'érysipèle (i), et Pawlowsky le pneumocoque de Fiued- LANDER (2).

Jl est certain que l'atmosphère n'est pas un milieu favorable aux germes. Ceux-ci y rencontrent des causes multiples de destruction que nous indiquerons plus tard; ils sont d'ailleurs trop lourds pour pouvoir s'y maintenir en suspension. Toutefois, de la surface du sol ou des objets ambiants, ils peuvent faire retour à l'atmosphère, entraînés avec les poussières que soulèvent les courants d'air ou la main de l'homme lui-môme. Reconnaissons néanmoins que les milieux solides cèdent difficilement à l'air les microbes dont ils sont couverts ou imprégnés. C'est une circonstance heureuse, dont la prophylaxie s'efforce de tirer avantage.

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