II. — De la pneumonie chez les populations civiles
La pneumonie frappe les individus isolément et les groupes, elle est sporadique ou épidémique. Permanente dans les villes avec des exacerbations périodiques, elle n'apparaît guère qu'à l'état épidémique dans les campagnes, ou du moins dans ce dernier milieu les cas groupés constituent la règle et les faits isolés l'exception.
A. Évolution saisonnière. — La pneumonie n'a pas de climat, mais elle est au premier chef une maladie saisonnière. Toutes les statistiques, quelle qu'en soit la provenance, attribuent le maximum des cas sporadiques et des épidémies à la fin de l'hiver et au printemps, avec des variantes insignifiantes d'une région à l'autre : c'est le mois de mars pour Paris et Munich, celui d'avril pour Berlin, Vienne et Bâle, celui de mai pour Stockholm et Copenhague. Inversement, la morbidité tombe au niveau le plus bas entre juillet et septembre, et notamment en juillet pour Bàle, en août pour Paris, Vienne, Stockholm, Copenhague, et septembre pour Berlin, Francfort, Philadelphie. D'après les tableaux dressés par Hmscu (2), sur 100 cas de pneumonie observés dans ces diverses localités, 34,7 appartiennent au printemps, 29 à l'hiver, 18,3 à l'automne et 18 à l'été. Sur les 100 cas, l'hiver et le printemps en réunissent donc 63,7, l'automne et l'été 36,3. Si l'on représente par 1 le chiffre de la morbidité en été, celle de l'automne sera de 1,02, celle de l'hiver de 1,6 et celle du printemps de 1,9. Les tracés suivants, construits d'après les documents réunis par Besnier pour Paris, et par Juergensen pour Vienne (3;, donnent
22i ICTÈRE, PLEURÉSIE, PNEUMONIES ET RHUMATISME
une représentation très précise de cette évolution annuelle dans les grands centres.
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