‹ Traité des maladies épidémiquesChapitre 111 sur 195 · T u -K^t""! ^^'^^^ n'^" t^o"vons que · texte numérisé non relu

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759 attribués à la diarrhée.

Sa prédominance pendant l'été, à New-York, est suffisamment démontrée aussi par la répartition saisonnière de ces 7,128 décès

260 eurent lieu pendant le I" trimestre 604 2" —

3° — (juillet, août, septembre).

Quant a la répartition plus précise encore de cette mortalité par IL constatons qu'elle atteint son

maximum du 10 au 25 juillet. Nous nous bornons, pour en faire la

(1) Voy. p. 389.

(2) Voy. p. 423.

Léon Colin, malad. épidém. 29

4S0 ÉVOLUTION DES ÉPIDlÏMlES EN GÉNÉRAL, preuve, à extraire les chiffres suivants du Bulletin de statistique sanitaire de Janssens de Bruxelles (5° année, 1875).

En 1875, dans la semaine comprise entre le H et le 17 jmn, il n y ^ avait eu à New-York que 60 décès par diarrhée ; puis il y en eut :

635 du 2 au 3 juillet. 1,218 du 9 au 15.

893 du 16 au 22.

555 du 23 au 29.

44G du 30 juillet au 5 août.

431 du 6 au 12 août.

381 du 13 au 19 août.

et la mortalité hebdomadaire par cette affection tomba peu à peu de façon à n'être plus que de 40 du 14 au U octobre l87o

Marche analogue de la mortalité par diarrhée à New-York en 18 /6. Dans chacune de ces deux années, la mortalité par diarrhée a donc dépassé le chiffre de 1,000 décès en une seule semame ; et ce maximum énorme, équivalant à la mortalité totale d'une semame Exceptionnellement meurtrière de Paris, s'est rencontre, chaque Tnée entrelelOetle25juillet. Nous verrons celte même affection •ouer^^^^^^ analogue sur d'autres régions des climats tempeiés it nous fournir aussi la raison de la Prédominance esUvale d la mortalité dans certaines villes de l'Europe, notamment à Beilin I le tableau de la page 417 indique l'insalubrité spéciale de la

^XÏÏ t:l"bre de ces décès, aussi bien à Berlin nn aux États-Unfs se rapportent non pas à la diarrhée simple, mais Z Z^:^^^^ plusl'pécialement au choléra ^^^^^^ étudierons les conditions épidémiologiques en "^^^me temp que Ues de deux affections remarquables aussi par la r gularité de l'ur retour à certaines époques de l'année dansles chmats excessif. . la fièvre de foin et Nnsolatwn (Voy hv. lY).

^» Printemm et automne. — Les auecuuus u diles" mfel i l'hiver sont loin d'avoir un caractère auss, Irancbé ue ce les a ces denx périodes. Les condifons -n.U>res °cne que ce.i rhacune de ces saisons intermédiaires,

"'T'; raŒecu"o^s e2a es e Te affections hibernales, se rappro- , sntre les f^'î^"'"^ f^'^ de ces sroupes suivant qu'on se trouve chant de 1 un ou de 1 u e f 6 ° P ^ p^.,

i une Pé"»^^ P'- :ài . 'hiver, comme sa terminaison Surera^tlttraffections de l'été; c'est naturellement

l'inverse pour l'aulomne. Les maladies automnales et prinlanières constituent surtout des phases de transition entre celles des deux saisons principales de l'année.

Si le printemps, surtout à son début, peut figurer, dans certains pays de la zone tempérée, en tête des époques les plus dangereuses de l'année, c'est parce que le premier mois de celte saison, le mois d'avril, est la continuation des conditions météorologiques de l'hiver; c'est parce qu'on y retrouve l'ensemble des affections catarrhales et rhumatismales de la saison froide, bronchite, pneumonie, rhumatisme articulaire, en môme temps que la phthisie, arrivée à son summum d'aggravation par une longue série d'intempéries, atteint également son summum de mortahté (page 144)

Pour l'aulomne, on sait quelle a été jadis l'importance attribuée à celte saison dans la pathogénie des affections annuelles sur lesquelles elle exerçait une influence néfaste; son impression survivait même au solstice d'hiver et se prolongeait pendant les saisons suivantes. Mais analysons les motifs principaux de cette excessive gravité des constitutions automnales; nous verrons qu'elle repose avant tout, sur les trois ordres de faits suivants : 1" persistance et aggravation, pendant l'automne, de la maladie dominante en été la dysenterie; 2° apparition, en automne, d'un groupe considérable d affections jadis mal déterminées, comprises alors, spécialement par Stoll et Lepecq de la Clôture, sous la dénomination Générique de fièvres putrides, groupe hétérogène dont l'analyse nous permet de constater la composition principale, et où nous trouvons comme affections dominantes :

A. D'une part, les affections palustres qui sont à cette épocrue à leur maximum de gravité, et qui, en France, sont probablement a cause principale de la prédominance de la mortalité automnale dans la Charente et sur le Httoral de la Méditerranée- B D'autre part, la fièvre typhoïde dont la recrudescence annuelle correspond également, aujourd'hui encore, à cette période de 1 année, et qui sans doute est un des motifs de la prédominance en quelques années, de la mortalité mensuelle de la population irançaise pendant le mois de septembre (Voir p 428)

l ons automnales a singulièrement perdu d'importance dans les ré- : g ons civilisées de la zone tempérée; et grâce à cette atténuation, ' ; omne ne vient plus en première ligne, parmi les saisons, pou ■ Je chiflre de sa mortalité.

Mais ce qu'il nous importe surtout de constater ici, c'est que les

maladies ci-dessus indiquées étaient loin de constituer des affections purement saisonnières, elqu'en particulier les fièvres putrides automnales, typhoïde ou palustre, relevaient d'une cause morbide bien autrement complexe qu'une influence atmosphérique. Elles seront décrites en leur lieu et place; et leur origine, toxique avanttout, ne permet pas de les conserver dans le [cadre des maladies saisonnières.

Ceci étant établi, que reste-t-il comme affections plus propres au printemps et à l'automne? un groupe de maladies en général beaucoup plus restreintes dans leur expansion épidémique que celles de l'été et de l'hiver. Ce sont d'abord les angines, ces affections intermédiaires, par leur siège, aux catarrhes pulmonaires de la saison froide et aux troubles digestifs de la saison chaude. Ces angines, beaucoup plus communes au printemps qu'en automne, appartiennent essentiellement à la «lasse des angines bénignes ; ce sont les angines phlegmoneuse, herpétique, érysipélateuse. Malgré la diversité de leur évolution clinique, elles présentent comme caractères communs : leur fréquence plus grande dans les pays froids, leur simultanéité d'apparition annuelle, leur rapport étiologique avec les refroidissements extérieurs ; et de plus : leur tendance à se manifester dans les mêmes groupes de la population et à se limiter à ces groupes, ce qui leur enlève le caractère de généralisation habituel aux affections saisonnières. C'est surtout chez les personnes jeunes, plus particulièrement dans la période delà vie comprise entre dixhuit et vingt-cinq ans, que se développent les angines du printemps; on comprend dès lors leur fréquence relativement considérable dans l'armée. Des épidémies d'angine se manifesteront surtout dans les troupes mises en campagne avant la fin de la saison froide, même dans les régions méridionales de l'Europe. La sensibilité de la gorge va s'atténuant avec l'âge, en sorte qu'on rencontre peu d'exemples de ces affections chez les vieillards; Lasègue a nettement indiqué la rareté de ces maladies aux âges avancés

de la vie. . „ , . ,

Il importe de remarquer que, parmi ces trois formes morbides, il en est une dont la détermination est favorisée, en outre, par des conditions diathésiques spéciales; je veux parler de l'angine phlegmoneuse, dont les récidives sont si fréquentes, mais surtout au printemps et en automne, de façon que son étiologie comporte et l'influence saisonnière et la prédisposition individuelle de ceux

Qu'elle atteint. . , ■ l

Les deux autres formes, l'angine herpétique, et 1 augme érysipé-

ÉVOLUTION MULTIANNUELLE DES ÉPIDÉMIILS. . 453

laleuse, sont plus exclusivement de cause saisonnière : clans l'une comme dans l'autre, d'ailleurs, la lésion locale est beaucoup plus secondaire que dans l'angine phlegmoneuse. Ce qui domine, ce sont les accidents généraux, el spécialement un mouvement fébrile intense qui précède toujours l'apparition des symptômes angineux; ceux-ci constituent une véritable crise de fièvre à frigore.

Pendant ces mêmes saisons, mais surtout encore au printemps, se développent les érysipèles bénins, non contagieux, érysipèles siégeant surtout à la face, et dont il est inutile de rappeler l'analogie de nature avec les angines érysipélateuses.

Enfm les fièvres éphémères si communes à cette époque, se terminant si fréquemment, elles aussi, par l'apparition d'herpès labial, témoignent également de leur profonde affinité avec les affections précédentes.

Quelquefois, au lieu de se développer d'une seule venue, le mouvement fébrile se décompose en une série d'accès périodiques; ce sont les fièvres intermittentes î/erna/es, indépendantes de toute cause toxique, essentiellement bénignes, n'entraînant aucune cachexie consécutive.

Enfin il est un certain groupe d'affections provenant également des brusques oscillations de température et dont la fréquence est à son maximum au printemps et en automne; ce sont les rhumatismes ou plutôt les douleurs musculaires, soit localisées, comme le lombago, la pleui'odynie, soit générales, comme la courbature; ce sont les net;7*a/gr2es, et particulièrement les névralgies fac?ale el intercostale, toutes affections dont le principal caractère est constitué par un trouble plus ou moins profond de la sensibilité locale, mais qui s'éloignent moins qu'on ne l'admet des affections générales à frigoj'e, car fréquemment elles aussi s'accompagnent de fièvre, soit éphémère, soit intermittente, et de certains phénomènes critiques, caractérisés surtout par l'abondance des sédiments urinaires.

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