IV. — CONCLUSIONS
Les épidémies ne se développent aisément que parmi les agglomérations spécialement prédisposées; et comme le genre de ces prédispositions est loin d'être le même pour chaque maladie, la différence des milieux épidémiques qui leur sont nécessaires fait prévoir que leurs chances d'expansion pourront ne pas être identiques à un moment donné (p. 231). L'organisme lui-même peut être momentanément réfractaire à une impulsion morbide nettement déterminée, à un virus; cette résistance, observée en certaines circonstances climatiques ou saisonnières (p. 96), sera parfois d'origine pathologique. Hufeland a vu échouer l'inoculation variolique chez les individus atteints de grippe (3). Les masses peuvent également offrir des conditions de résistance à telle maladie sous l'influence d'un état pathologique qui serait favorable au développement d'une autre affection (cachexie palustre prédisposant au choléra, à la' dysenterie, et préservant plutôt de la fièvre typhoïde), absolument comme elles présenteraient des prédispositions à des maladies différentes suivant les influences de climat, de saison, etc. Mais l'antagonisme des épidémies est bien moins considérable que leur affinité, comme le prouvent tant de pays déshérités de l'hygiène vers lesquels convergent les maladies populaires les plus diverses. Quant à leur alternance, nous l'avons dit (p. 204), c'est souvent un hasard.
(1) Griesinger, Traité des maladies infectieuses, 2' édition, p. G08.
(2) Voy. livre IV, art. FiiîVUES intermittentes.
(3) L. Laveran, art. Antagonisme, in Did. cncycl. des se. méd.