‹ Traité des maladies épidémiquesChapitre 13 sur 195 · ARTICLE IV. — CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

ARTICLE IV. — CONCLUSIONS

Ce sont tous ces faits, que nous pourrions multiplier, qui doivent empêcher de formuler des conclusions trop hâtives sur le mode épidémique propre i\ chaque affection. Nous ne contestons pas, encore une fois, l'utilité de créer des groupes en épidémiologie, mais nous contestons l'existence de caractères d'épidémicité absolument et essentiellement distincts entre ces divers groupes.

Dire que les grandes épidémies sont accidentelles, et que rien ne justifie leurs apparitions, ni les infiuences palhogéniques usuelles, ni l'existence d'un foyer d'endémicité, ni leur connexité avec d'autres affections, ce n'est pas les distinguer de certaines petites épidémies. Il y a môme plus : il semble que les affections plus spécialement dignes du titre de grande épidémie (peste, choléra, fièvre jaune) soient, au contraire, plus susceptibles d'analyse étiologique, vu l'existence d'un foyer originel ; d'ailleurs leur tendance à s'endémiser, à se vulgariser môme dans les foyers où elles pénètrent éventuellement, diminue leurs caractères de nouveauté, et les rapproche des autres affections épidémiques.

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