ÉTENDUE ET LIMITES DU CADRE DES ÉPIDÉMIES
Nous avons également démontré de combien il faut réduire les différences admises entre les grandes et les petites épidémies, au point de vue de l'étrangeté de leurs symptômes, de leur généralisation, de leur marche, de l'intermittence de leurs apparitions, et des particularités de leur déclin.
Nous admettons non-seulement qu'il a existé, mais qu'il existe encore des fléaux assez redoutables pour mériter, dans leurs expansions, le titre spécial de grandes épidémies; mais le cadre de ces affections est, suivant nous, assez élastique pour y faire entrer même des affections banales, comme la variole, quand cellesci, par leur fréquence et leur gravité, s'élèveront au niveau des affections pestilentielles.
Nous pensons donc qu'il y a lieu d'accepter, dans l'enseignement de l'épidémiologie, le langage clair et commun qui emploie, chaque jour, le mot épidémie avec sa véritable signification étymologique, et de donner une valeur rationnelle aux termes : petite et grande épidémie, en les appliquant comme le vulgaire, suivant que l'affection est remarquable par une extension et une gravité plus ou moins grandes, suivant qu'elle sévit plus ou moins complètement sur toute la population (ettI, Svifjioç).