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CATARRHE AUTOMNAL

Appariiion en mars et en juin.

Gravité moindre de l'ophlhalmie et de Tangme.

Toux non spasmodique.

Asthme rare.

Ni démangeaisons, ni éruptions cutanées.

Soulagement sur le littoral et dans les grandes villes.

Paroxysmes produits habituellement par l'odeur du foin récemment coupé et par le parfum des fleurs.

Pas d'amélioration par la résidence dans les lieux élevés.

Apparition en août et en septembre.

Gravité plus grande de l'ophlbalmie du •coryza et de l'angine. '

Toux spasmodique.

Asthme commun.

Démangeaisons et éruptions tenaces.

Soulagement plus rare sur le littoral et dans les grandes villes .

Paroxysmes indépendants de l'odeur du foin, rarement occasionnés par celle des fleurs.

Disparition de tous les symptômes dans certaines localités.

Ce tableau exagère les différences des deux formes de Vhay fever en considérant comme exceptionnels, des symptômes habituels du catarrhe estival: le caractère spasmodique de la toux, les accès d asthme, les éruptions cutanées, etc. Il force également les diffé- 1 rences en signalant l'influence de l'odeur du foin comme beaucoup . mieux prouvée dans la production du catarrhe estival que dans i celle du catarrhe automnal.

, Po"^ ^olje compte, en voyant ces deux catarrhes se mani-

l affe tinnl' 1 analogues par leur influence sur les

Te d .n'i r^T' P'-i^t^'^PS et l'automne ; en constatant qu , dansla même famille, tel individu sera atteint de ha^j fever en ma , le autre en août, nous nous sentons porté à croire qu'au lieu

t'trî ^^f'^^.^^P'^^^^ "morbides distinctes, ces formes sont au contraire Identiques, et se développent, bien qu'en des saisons diffé-

" «mes, sous l'influence des mêmes causes météorologiques.

Aous dit'onsplus: il nous semble naturel de ramener le catarrhe

estival Qt le catarrhe automnal, aux types déjà connus de la nomenclature médicale. Leur coexistence en Amérique plaide môme contre le caractère mystérieux d'endémicité qu'on leur a attribué à tous deux. Celte région nord-est des États-Unis, par sa latitude comme par sa situation sur la côte orientale d'un vaste continent, appartient aux climats dont les oscillations météoriques ont les plus vastes amplitudes; il n'est pas étonnant que les affections catarrhales s'y présentent avec une fréquence et une gravité exceptionnelles, comme l'ont prouvé les statistiques médicales de la flotte anglaise et de l'armée des États-Unis.

Nous pensons donc que ces deux formes morbides : catarrhus œstivus et catarrhus autumnalis, sont d'une part identiques et que d'autre part ils ne diffèrent point, autant qu'on l'a affirmé, des manifestations catarrhales communes des climats tempérés.

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