‹ Traité des maladies épidémiquesChapitre 139 sur 195 · II. — LEURS CARACTÈRES COMMUNS · texte numérisé non relu

II. — LEURS CARACTÈRES COMMUNS

10 Caractères épidémiques. - Ces maladies sont relativement indépendantes de l'hygiène banale. Leur ubiquité, qui semble devoir être la conséquence fatale de leur contagiosité, est néanmoms limitée par certaines conditions d'âge, de saison, plus rarement de chmat et de localité (p. 187 et 188).

Leur densité est proportionnelle au nombre d individus simultanément prédisposés par leur âge et leur immunité antérieure Leurs milieux épidémiques sont surtout les casernes, les lycées, les écoles

Leur mode d'évolution esthabiluellement très graduel ; si le coulage de quelques-unes d'entre elles est doué d'une puissance spéciale de diffusion (p. 375), les localités n'en sont pas moins atteintes les unes après les autres par importation successive.

Leur invasion dans une population vierge est remarquable en général par leur pandémicité ; une fois cette première pénétration accomplie, les pays envahis peuvent se diviser en deux groupes :

A. La plupart des régions continentales des deux hémisphères doivent à la densité de leurs populations et à '^/^ quence de leu . relations la permanence de certains germes virulents , la ariole et la rougeole s'y manifestent, en général, tous les ans, soit dau

lie localité, soil dans telle autre, assujetties en chacune d e es aux règles d'évolution multi-annuelle indiquées plus haut(p. 4.6).

m La célèbre expérience do Renault. d'Alfort, enfermant dans un même sac , ^ 1, de Tux cLvaux. l'un sain et l'autre morveux, sans que la maladie se les têtes °r7 que leur contage lubitueux. atmosphérique, n'est pour

communique dém^Ui^^^ ^ ^^^^^^^^^^^ ^^^^ transmissible

rien ^a'" 1- ^^r;" ^ une plaie d'introduction (Voy. p. 148).

par " ° itamm^ 1852, le nombre des cbevaux mor-

(,) E";-'«;'>^;""^\^^'/„;,,, „.,ée; et à leur voisinage ont pu se trouver veux a dépassé 2.000 dans n t ^^^^^^^ ^

::ruer:::V- de^r oVtrois cas de transmission . l'Homme. (3) Voy. Art. Syphilis.

B. Dans les pays, au contraire, isolés par leur silualion'topogra phique par la rareté ou la difficulté des relations, il\ZfZ ponU les mêmes conditions d'entretien et de renou^ellemen de ces germes: telles sont les régions torrides ou circumpolaires des deux conunents ; telles sont les îles. Durant de longues pér odes on pourra n y observer aucun cas de fièvres éruplives ; mais, lo si que ce les-ci y réapparaissent par importation, ell s donnent hab. ueliement heu à des explosions aussi graves'gu'elles ont ét rares parce que les germes trouvent alors, pour leur développ ment toute une population prédisposée parle manque d'à efntes an téneures et d'assuétude à l'influence de ces germes (i)

Les épidémies alors sont aussi désastreuses qu'aux époques on

trois rois . L de k t,:^^ ;;\rrag: —

chaque fois son explosion initiale en Europe rfixi^m/S f au Mexique (quinzième siècle), au Canada (dix^ne ^fét sié eV à plusieurs reprises elle a de môme anéanti Ipo r.^ i T ^ '

presque sans exception toute la population en 18^1" ' siècle également fl824) imoortéP L , et qui, en ce

an-his à Mnifn ^'7*^' ™P0^tée, par quelques enfants de troune an ais, à Malte où depuis longtemps elle n'avait pénétré s'v ma

SnTaffi^é :r ''''T' ^^équemmen't mortl, 7?

2° Caractères cliniques. — Ces malirlip= -c^r,* la régularité de l^^U.ol.V^noZ;!: ^?^:^''' période silencieuse, dile d'incuba.ioT. d'une durée à ne" "? constante pour charnnp H'^iu. ■ , ^ P''ès

manifeslation locale Te la ^é i„ h™' '""'^

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(0 Voy. p. 227.

(2) ^^onGolin, L'expédition anglaise de lu Côte d'Or, p. u.

Dans toutes celles qui sont fortement fébriles, la rate offre intumescence et ramollissement ; l'examen du sang démontre l'abaissement du chiffre de la fibrine, l'augmentation des leucocytes, la déformation des globules rouges, et, dans les cas rapidement mortels, la rapide production de bactéries trop uniformément rencontrées aujourd'hui en ces diverses affections pour constituer un caractère spécial à chacune d'elles.

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