DOCTRINE ANALYTIQUE
ganismes atteints ; et cet intermédiaire est sans doute une modalité encore mal déterminée de l'atmosphère.
"Tié génie épidémique dévoilé, c'est, d'une part, l'acarus de- la gale, c'est la trichine, c'est l'ergot, le plomb, ce sont les virus, les miasmes, etc.; autant de causes spécifiques dont on attribuait le résultat à des influences surnaturelles. Ce sont, d'autre part, les conditions de misère et d'agglomération qui favorisent l'expansion des maladies populaires.
C'est le concours des deux principaux facteurs des épidémies : 1» de la cause extérieure à l'homme ; 2° de la modification de milieu susceptible de féconder l'activité morbiflque de cette cause.
Ceux-là, au contraire, qui ont, de parti pris, accepté, dans toute sa rigueur, le dogme de l'épidémicité, rejettent d'avance toute étiologie accessible à l'homme, et, chose plus désolante, récusent toute initiative prophylactique. Quoi qu'on fasse, disait Clot-Bey, la peste d'Egypte viendra toujours à son jour et à son heure, franchissant alors n'importe quelle barrière, et ne s'arrêtera qu'au moment oii le cycle épidémique aura fini son cours. Prophétie bien triste, mais heureusement démentie par les faits, dont le témoignage n'a pas cependant empêché un auteur moderne de répéter que l'espoir conçu par les partisans des réformes sanitaires, l'espoir de vivre dans des conditions de santé plus complètes que celles de nos aïeux et de transmettre à nos enfants des chances de santé plus considérables que les nôtres, constitue un vrai rêve qui jamais ne sera, jamais ne pourra être réalisé (1).