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ÉLÉMENTS DES MILIEUX ÉPIDÉMIQUES

Aux conditions fixes des climats et des localités, viennent s'adjoindre, pour la formation du Milieu épidémique, des conditions variables en tête desquelles figurent les inHuences atmosphériques.

Nous avons étudié le rôle de l'air ambiant comme cause directe, efQciente des épidémies (pages 43 et suiv.) Nous avons à considérer maintenant son intervention en des circonstances plus complexes. Il s'agit d'affections qui, dans leur origine, leur nature, semblent ne pas dépendre des météores eux-mêmes, mais qui en ressentent singulièrement les effets. Ce rôle indirect du milieu ambiant, nous l'avons affirmé déjà par l'étude des atmosphères virulente et miasmatique (p. 64); il nous reste à en démontrer l'étendue.

Les influences saisonnières sont le type des conditions transitoires susceptibles de constituer, d'éteindre ou simplement de modifier un Milieu épidémique. Non-seulement elles exercent une action prédominante dans l'évolution périodique des affections catarrhales, dites à si bon droit saisonnières; maison les voit intervenir puissamment dans la constitution de maladies qui relèvent au fond d'une étiologie bien moins banale que l'influence atmosphérique ; ainsi, les affections spécifiques, dans lesquelles prédomine l'atteinte des muqueuses, offrent une affinité remarquable avec la saison froide, telles : la rougeole, la diphthérie. Les formes les plus 'fébriles de l'intoxication palustre, les fièvres continues et rémittentes, correspondent, au contraire, à la saison chaude.

Si les rigueurs de l'hiver annulent la plupart des émanations miasmatiques d'origine extérieure à l'homme, en revanche, en forçant celui-ci à se protéger contre le froid, elles l'exposent, par une réclusion plus complète avec ses semblables, aux dangers des milieux favorables à l'infection typhique, et à la généralisation des maladies contagieuses, de la variole en particulier.

A cette saison pourra correspondre, même en nos climats, l'explosion des maladies alimentaires des pays froids, du scorbut en particulier, favorisé et par l'épuisement des approvisionnements et par l'influence débilitante de l'humidité atmosphérique.

C'est à l'ensemble de ces faits, et aux généralisations trop hâtives

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qu'on en a tirées, que l'on doit attribuer l'exagération des doctrines qui ont prétendu rapporter toutes les maladies populaires, même les plus spécifiques, aux constitutions saisonnières (p. 51 et suiv.)

La difficulté de détermination des miasmes originels et des contages a ramené encore des savants contemporains à la pensée de la genèse atmosphérique des maladies spécifiques. Pour le choléra, par exemple, l'étude des influences météoriques a été reprise récemment par des auteurs qui ont cherché à déterminer l'étiologie originelle du choléra dans son berceau d'endémicité, spécialement par deux médecins anglais de l'armée des Indes, Bryden et Gunningham; pour ces deux médecins principalement, c'est bien moins dans les conditions infectieuses de ce foyer que dans les grands phénomènes atmosphériques qui s'accomplissent à sa surface, qu'il faudrait rechercher cette cause.

Pour nous-même, on le verra, les météores jouent un rôle considérable dans le développement des causes spécifiques. Ils peu- ' vent en centupler ou en annuler la production; mais ils n'en son£^pas la cause originelle.

§ II. — INFLUENCE RESPECTIVE DES AGENTS ATMOSPHÉRIQUES SUR LES MALADIES NON

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