MÉTÉORIQUES
1° Difficulté de cette détermination, — Dans certaines circonstances, il est relativement facile de préciser le rôle qui revient aux divers éléments de l'atmosphère dans cette action palhogénique. D'autres fois, cette distinction est plus difficile, et l'on ne sait discerner quelle part appartient à l'un ou à l'autre de ces éléments, ni en quel sens a pu être modifiée leur synthèse pour intervenir dans l'expansion ou le relard de quelque maladie non météorique.
Ces difficultés peuvent tenir à la complexité des agents atmosphériques ; mais il y a d'autres raisons.
Ce n'est pas seulement dans ses qualités physiques que l'atmosphère est influencée par les saisons. Leur évolution successive en modiliela composition; d'après T. de Saussure, la quantité d'acide carbonique de l'atmosphère est plus forte en été qu'en hiver; tandis qu'en été et en automne le dessèchement des plantes supprime l'émission de l'oxygène, et que les débris végétaux, qui recouvrent le sol, augmentent les sources des émanations fébrifères, l'hiver supprime ces émanations par l'abaissement de la température.
L'influence des saisons sur la végétation, par conséquent sur les matériaux de la nutrition, est presque aussi importante et nous rend compte de Tinfluence indirecte de l'atmosphère sur les maladies d'alimentation.
Il faut aussi tenir compte d'une autre influence indirecte que nous venons de mentionner plus haut, à savoir : la variation des conditions hygiéniques imposées à l'homme par l'évolution des saisons, dont les unes lui imposeront la dure obligation de s'abriter contre l'atmosphère, de vivre dans un milieu confiné, alors que, pendant les autres, il n'aura rien à redouter du milieu où il trouve son existence.
Cette difficulté de déterminer l'élément morbiflque fait invoquer souvent les qualités les plus opposées de l'atmosphère. Les uns ont accusé le calme, l'uniformité des phénomènes météoriques.
Les exemples sont nombreux, dans l'histoire des épidémies, del'influence pathogénique qui a été reconnue de tout temps à l'action prolongée des éléments météoriques. Une longue sécheresse a été considérée comme une des conditions favorables au développement de la fièvre jaune; l'extrême humidité, à celle du choléra; le froid, à celle de la peste d'Egypte.
Willis attribue, chose au moins étrange, la durée et la généralisation de l'épidémie d'influenza de 1658 à l'uniformité de la constitution atmosphérique.
Suivant de Humboldt, une cause favorable aux épidémies, c'est le type uniforme des phénomènes météorologiques; Schnurrer a même dit que si les épidémies durent moins dans les zones tempérées, c'est que les variations de l'atmosphère y sont si fréquentes qu'elles modifient la vitalité de l'organisme et arrêtent ainsi la marche de ces fléaux.
D'autres, au contraire, ont basé leurs pronostics sur l'intensité des mouvements atmosphériques : tel Christophe de Yéga, médecin espagnol, devenu célèbre au dix-septième siècle par l'annonce qu'il fit de l'imminence d'une peste à la suite de violentes bourrasques causées par les vents équinoxiaux (1).
Que signifient toutes ces doctrines? Elles ne sont à nos yeux que des généralisations irréfléchies, ayant pour base quelques faits vrais; mais limités à un pays et souvent à une seule explosion épidémique.
(1) Voy. Sprengel, Hist, de la médecine, t. III, p. 183.
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2° Chaleur. — Nous avons eu occasion de démontrer qu'il n'est peut-être pas une espèce morbide qui ne soit influencée par le principal des agents atmosphériques : la chaleur (1).
Il nous reste à faire ressortir l'importance des autres météores dans la genèse et l'expansion des maladies populaires.
Z" Humidité ; pluies ; brouillards. — L'humidité atmosphérique, si favorable à la création des catarrhes saisonniers, favorise en outre la généralisation de certaines maladies dans lesquelles un élément spécifique s'ajoute à l'influence catarrhale, comme la diphthérie, dont le milieu épidémique a plus de tendance à se constituer dans des localités humides, voisines des cours d'eaux. liUe favorise aussi les épidémies de stomatite.
Cette humidité agit également, mais d'une manière plus lente, dans la formation d'une maladie épidémique dont on l'a considérée pendant longtemps, et à tort, comme la cause suffisante et exclusive ; je veux parler du scorbut. Suivant nous, le rôle de l'humidité se borne ici à seconder l'influence d'une alimentation vicieuse, par son action débilitante sur la nutrition, et spécialement par l'entrave qu'elle apporte aux fonctions cutanées (2).
Dans les afiections alimentaires plus spécifiques que le scorbut, dans celles dont la cause est un germe toxique : pellagre, ergotisme gangréneux, raphanie, on remarque que les imnées où ces affections prédominent ont, en général, été très-humides, très-pluvieuses; l'humidité agit alors, et sur l'organisme comme cause débihtante générale, et sur les céréales dont elles compromettent le développement et favorisent l'atteinte parasitaire.
Au point de vue des maladies à contage difl'usible, les pluies purifient l'atmosphère, et l'on a attribué à la précipitation des germes morbides renfermés dans ce milieu la diminution de certaines épidémies (variole, fièvre typhoïde). Haselberg a étabU, d'après vingt années d'observation (1830-1870) à Stralsund, .que le chiffre annuel de la mortalité était en raison inverse de la quantité de pluie tombée (3).
Il importe, il est vrai, de tenir compte de la complexité d'action des pluies qui non-seulement purifient l'atmosphère, mais qui, par le lavage du sol et des égouts, suppriment ou atténuent les émanations de tant de foyers putrides.
(1) Voy. Mie des Climats dans la constitution du Milieu épidémique, page 216, (•ij Voir page 14:i.
(3) Ilaselbei-g, Sterblickkeil und l\er/enmenge in Straisund ; h\ Viert. fiir off. Gesundhcitspfiege, t. IV, p. 38G.
Mais l'état hygrométrique de l'air (pluies, brouillards) joue un rôle bien moins uniforme qu'on ne l'admet, dans la palhogénie des affections miasmatiques.
Si la sécheresse est plus favorable au développement des miasmes de la fièvre jaune, les pluies semblent activer ceux de la peste, du choléra. Il semble en être de môme pour le miasme humain. Chalvet, en mouillant les matières organiques recueillies par le grattage des murs de l'hôpital Saint-Louis, a vu se manifester l'odeur putride spéciale à la décomposition des substances animales.
Pour la fièvre intermittente engendrée par les marais, elle est plus grave et plus commune pendant les années sèches qui, diminuant la couche d'eau qui les recouvre, en met le fond plus complètement à nu.
Dans les comptes rendus de l'Institut polytechnique de Berlin pour 1813, 1816, 1817, Hufeland rapporte que pendant ces trois années le temps fut presque constamment humide, pluvieux et nébuleux; et qu'il n'y eut presque point de fièvres intermittentes sur les bords de la Vistule, de l'Elbe, de l'Oder, régions basses où ces maladies sont habituellement endémiques.
Mais dans les immenses régions, non marécageuses, des zones chaude et intertropicale, où la malaria est le résultat des exhalaisons du sol, les pluies ont au contraire dangereuses, parce qu'elles favorisent singulièrement ces exhalaisons.
A Rome les pluies d'été, si vivement désirées, vu l'intensité de la chaleur, sont de toutes les plus dangereuses; il suffit que le sol ait reçu une ondée superficielle pour voir s'aggraver immédiatement l'état sanitaire, en raison d'une abondance plus grande des exhalaisons ; chacune des premières pluies de la fin de l'été est suivie de recrudescence des maladies endémiques. D'où la confirmation du proverbe : y^stas sicca Romae saluberrima.
Bien mieux vaut, pour la santé publique, que les pluies tardent un peu, mais qu'une fois commencées, elles tombent avec abondance et continuité ; ainsi elles refroidiront la terre échauffée par la longue irradiation solaire des mois précédents, et de plus elles favoriseront l'essor de la végétation automnale qui détournera à son profit la puissance toxique du sol.
En somme, dans les pays à fièvres, les étés chauds et secs seront moins dangereux au sud ; au nord, au 3ontraire," mieux vaudra qu'ils soient humides et froids.
Le brouillard des pays palustres est spécialement dangereux. Tous les matins, à Rome, des hauteurs du Quirinal, où se trouvaient
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■loi
nos hôpitaux, nous apercevions à nos pieds une nappe blanche qui des portes de la ville se déroulait jusqu'à la base des montagnes qui limitent le bassin de Rome ; constitué par la précipitation nocturne des vapeurs atmosphériques, ce brouillard couvrait uniformément toute la campagne romaine, se répartissant ainsi d'une manière Identique sur tous les points de cette vaste zone. Nous ne voyions complètement émerger que la ville môme, près de nous, et au loin les nombreuses cités appendues aux flancs des monts Albain« Albano Castel Gandolfo, Marino, Rocca di Papa, etc., à chacune desquelles nous eussions pu de notre observatoire assigner approximativement son degré de salubrité d'après son degré d'altitude au-dessus de ce brouillard. Ainsi Albano à 381 mètres d'altitude au-dessus duniveau de la mer, comme Frascati à 336, confinent dans leurs quartiers inférieurs à cette couche de brouillards fébri-' 1ères, à la malana, tandis que dans les rues les plus élevées ils appartiennent à la zone d'aria buona ou fina; au-dessus de ces deux villes, l'air est complètement salubre dans les petits villages de Rocca priora (717 mètres), de Rocca di Papa (807 mètres) et surtout au niveau du couvent qui occupe, au sommet du monte Cave (9o4 mètres), 1 emplacement du temple de Jupiter Latial
Il en est de même en Algérie où le brouillard du matin est considéré avec raison comme spécialement dangereux
Aussi les partisans de la doctrine purement météorique ont-ils considère la vapeur d'eau comme constituant alors à elle seule et en elle-même, tout le danger, toute la cause morbide
Or dans n'importe quelle contrée, la fraîcheur du soir et le brouillard qui en résulte ne produiront de fièvres pernicieuses s^I n y a pas de conditions telluriques spéciales
IP W ""n ^'f ^^'^^^^^'-'^ q^^' dans les pays à fièvres intermittentôs le brouillard de chaque soir renferme autre chose que de la van d eau; sans doute il contient, dissous et à leur maximum de con-
ait " n r TT""'''' P^^^^^"^ L -toxication'e
rlé d p'f"? ^"^^ impunément af-
a a soir un Pj^f""'"-'"'" l'atmosphère des marais, contracleid le soir un accès pernicieux.
i urL^nte r év^^^^^^^^^ ^^^"^^"^^ '''' température
émisante, réveille et dissémine la cause morbide
clité^d^r^ir""?.' coïncidé fréquemment avec une extrême humicô nciln. «^^'"clérisée par d'intenses brouillards. Cette
coïncidence a été notée aussi bien pour la suette anglaise des quin-
zième el seizième siècles que pour la suette picarde des temps modernes. Nous avons dit plus haut (p. 144) que des auteurs ont cru devoir remonter à la source de cette humidité et rapporter l'affection aux émanations, soit des marais, soit des surlaces inondées d'où s'élaient élevés ces brouillards.
L'influence de l'humidité atmosphérique, dans la production de la suette, est aussi obscure et peut-ôlre aussi insuffisante que dans le développement du choléra dont on a récemment rapporté la genèse à la saturation hygrométrique de l'atmosphère du littoral indien.
4° Vents. — Pendant l'épidémie cholérique de d832, l'opinion fut émise que les émanations pestilentielles des bords du Gange étaient transportées par des courants aériens se jouant, par leur altitude de tous les obstacles qu'on pouvait leur opposer, et semant les germes du fléau dans les régions les plus éloignées, sans que la contagion' intervînt dans celte propagation épidémique. Une obi^ervation plus attentive des faits a permis de reléguer au rang des rêves un pareil mode d'expansion du mal.
Nous verrons le choléra marcher, sans ralentissement de son allure, en sens inverse des courants atmosphériques les plus violents ; et si parfois ces courants lui sont parallèles, et en accélèrent la marche, c'est surtout parce qu'ils favorisent la rapidité de la navigation, et par conséquent celle d'un des modes de contamination les plus babiluels et les plus favorables à sa propagation épidémique.
Les vents ne transmettent qu'à de courtes distances les miasmes du choléra, du typhus ; ils ont plus d'action sur celui de la fièvre jaune, mais surtout celui de la fièvre intermittente.
En accordant aux vents la faculté de transporter à des distances considérables les germes des maladies, on s'est basé sur les observations de translation, par les courants atmosphériques, de poussières minérales, de corpuscules végétaux, de microphytes, etc. Or les germes morbides, sauf ceux de la malaria, sont transportés à si faible distance, qu'il est probable que ces germes sont détruits par oxydation, destruction qui nous a semblé contraire à l'hypothèse de leur nature animée (1).
Au lieu d'être véhicules des miasmes pour des individus plus ou moins éloignés, les vents préservent quelquefois les populations en balayant les émanations miasmatiques qu'elles respirent (2).
(1) Voy. p. 78
(•2) Léon Colin, Traité des fièvres inlermittenles, p. 7?.
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J'ai fait ressortir cette différence d'action des vents qui parfois sont, pour des villes éloignées de tout foyer palustre, le véhicule de la malaria, parfois, au contraire, purifient l'atmosphère des localités avoisinanf les marais, en dispersant les couches aériennes miprégnées de miasmes ; on sait combien sont dangereux pour ces localités, les calmes qui maintiennent la stagnation des couches atmosphériques ; ils sont redoutés à Cayenne ; pendant mon séjour à Civita-Vecchia (1866), on constatait que le maximum des entrées à l'hôpital correspondait au maximum des calmes On' sait combien sont insalubres certaines forêts vierges de l'ancien et du nouveau monde, forêts impénétrables aux courants atmosphériques, et sous lesquelles s'abritent les émanations d'un sol toxique Si les foyers palustres sont moins dangereux dans l'hémisphère austral, ce fait semble tenir, suivant l'opinion de Pauly, à l'intensité des vents périodiques qui, beaucoup plus libres dans leur parcours en raison de la dimension moindre des surfaces continenlales sphère (J'^ '''P^^'^' assainissent plus complètement l'atmo-
La salubrité de ces vents maritimes dépend aussi de leur richesse en ozone qu, leur permet de réduire plus facilement par oxydation les miasmes atmosphériques. j'"rtuuu
On sait qu'il n'est aucun vent qui ne puisse devenir le véhicule du miasme et que c'est à tort que le seul vent du Sud a été incriminé de ce rôle ; c'est ainsi que, dans la Bresse, le vent le plus dange^x est le vent du Nord qui n'arrive à Montluel qu'après être pa sé s" le marais de ce pays (2) ; que les vents d'Est auront aiî^urs " même influence, comme en 1826, quand ils ont transporté en Ang eterre mfeciion miasmatique du sol de la Hollande Le vent du Sud peut même, comme les autres vents, agir au contraire d'une manière favorable en repoussant des localités habitées les couche atmosphériques imprégnées de miasme. C'est ainsi que, lors de la
centres d'aspiration ou des 7nnP, H„ ..i 7t ^^''^^eascar, on trouve soit des
BtaCes à la'prop^Lon des : on ra'd'"'"'" diai„« centrale P.rtnnt .,, ^ Madagascar, par le fait d'une haute
puissanls e n Lnt 'atl T ^'^^"'«Phère, des vents constants et
Paulv CAW ; Kf^^'P^'^^' 1"' communiquent des propriétés vivifiantes. » «-""•y, Uimats et endémies, p. 709 et 7 lo ~ "
(2) Nepple, Traité de, fièvres intermiltèntes, p .78.
première épidémie relatée par Lancisi, épidémie dont le point de départ avait été l'infection causée par les fossés du fort Saint-Ange qui est au nord de Rome, le souffle de l'Âuster fut très-avantageux aux habitants du quartier voisin, et préserva le Transtevere.
Néanmoins certaines qualités sensibles des vents, notamment leur température, peuvent atténuer ou aggraver leur rôle.
Ainsi le Siroco semble conférer au miasme palustre une nocuilé plus considérable. En revanche Volney raconte qu'au Caire la peste est brusquement arrêtée par le vent du Sud « qui dessèche la viande comme du bois et réduit un cadavre de chameau à tel pomt qu'un homme peut le porter. »
5» Orages. — L'action des orages n'est pas simplement physique ; si les pluies et les vents qu'ils entraînent contribuent à purifier l'atmosphère, l'ozone qu'ils produisent agit chimiquement aussi par la combustion des matières organiques suspendues dans l'air.
Des auteurs ont noté la coïncidence des oscillations du choléra avec certains troubles atmosphériques plus ou moins violents, spécialement avec les orages; mais, loin d'arriver à des conclusions identiques sur l'innuence de ces météores, les uns les ont considérés comme dangereux, d'autres, au contraire, comme favorables. En 1865, à Amiens, un orage signale le début d'une grave explosion épidémique ; la môme année, à Ancone, on attribue à un orage la cessation du mal. On peut comprendre que les courants brusquement suscités dans l'atmosphère puissent déplacer la cause morbide recélée par le milieu ambiant, purifier, par conséquent, telle localité frappée par l'épidémie, et, au contraire, entraîner les germes morbiliques sur un autre théâtre. De sorte que ces opinions opposées en apparence n'auraient rien de
contradictoire. . r»„o
Pendant l'épidémie cholérique de 1873 à Pans, nous fîmes remarquer, dans une communication à la Société médicale des: hôpitaux, que certains rapports pouvaient exister entre le peu de gravité de cette épidémie et la série de perturbations brusques de l'atmosphère ; c'était une succession de vents violents et continuels et surtout de pluies persistantes ; y a-t-il lieu de demander compte à l'état météorologique de la modération relative de 1 épidémie de 1873? Parmi les auteurs qui ont étudié avec le plus d'autorité l'influence des qualités sensibles de l'atmosphère sur la production des épidémies cholériques, et qui ont rapporté h cette influence la possibih de la naissance spontanée de ce fléau, un de nos maîtres ii sis e spécialement sur les dangers du calme et de la sécheresse almo-
MILIEUX ÉPIDÉMIQUES. 28b
sphériqiies : « Le fond de l'altéralion atmosphérique qui prépare peu à peu la constitution cholérique semble résulter d'un calme extraordinaire des vents et de la déviation plus ou moins prononcée de leur direction habituelle, d'une sérénité exceptionnelle du ciel, et d'une sécheresse plus considérable que de coutume (1). »
§ m. — INTEnVENTION DES AGENTS ATMOSPHÉRIQUES DANS l'iNERTIE ET L ACTIVITÉ