‹ Traité des maladies épidémiquesChapitre 62 sur 195 · III. — SEXE · texte numérisé non relu

III. — SEXE

Il est difficile de déterminer la diversité des prédispositions aux maladies populaires suivant le sexe ; si les femmes ont été parfois plus atteintes en telle épidémie de maladie infectiocontagieuse, notamment de fièvre typhoïde, c'est sans doute en raison de leur genre de vie plus sédentaire, et de leur contact plus prolongé avec les malades, d'où augmentation simultanée pour elles des chances d'imprégnation par les miasmes humains et les virus spécifiques; si les hommes sont plus fréquemment atteints soit de pneumonie, soit de fièvres intermittentes, c'est en revanche, en raison de leur exposition plus habituelle aux influences météoriques et telluriques. Les femmes acquerront les mêmes aptitudes morbides partout où elles participeront aux travaux professionnels des hommes.

La meilleure preuve de l'analogie des prédispositions des deux sexes, c'est que l'affection qui, entre toutes, semble exclusive à l'un d'eux, ne trouvant qu'en lui ses conditions anatomiques de développement, la fièvre puerpérale, retentit cependant, par des phénomènes similaires, sur les individus qui vivent dans son milieu épidémique, comme on le voit spécialement chez les nouveau-nés quel qu'en soit le sexe. '

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