IV. — AGE
Certaines maladies populaires : la grippe, la dysenterie, les fié- M es intermittentes, semblent avoir une affinité uniforme pour les diverses catégories d'âge. Il n'en est pas ainsi de beaucoup d'autres; même parmi les affections d'origine catarrhale, les angines, les rhumatismes aigus se prononceront surtout chez les jeunes gens; le choléra nostras chez les enfants
Les fièvres éruptives, la diphthérie, la stomatite seront presque exclusives aux enfants et aux adolescents, la fièvre tvphie commune surtout chez les individus âgés de seize à vingt-cinq ans
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feste des épidémies de maladies infantiles, ce seront les plus jeunes seuls qui seront habituellement atteints; dans les armées la stomatite, la scarlatme, la méningite cérébro-spinale, l'ophlhalmie purulente, sont à peu près exclusives aux recrues.
Pour apprécier d'une façon équitable, d'après les statistiques mortuaires, la réceptivité des diverses catégories d'âge, il est indispen-
sable de tenir compte de la différence des nombres d'individus appartenant à ces catégories. 11 y a trente ans, Roche faisait remarquer avec raison qu'avant de proclamer l'immunité relative des vieillards dans les épidémies de fièvre typhoïde, d'après le peu de décès consécutifs à cette affection en cette période de la vie, il faudrait établir combien il existe d'individus âgés dans les populations frappées de ces épidémies (1).
Nous insisterons plus loin sur la valeur de celte remarque (2) ; nous nous bornons à dire ici que, malgré cette réserve, l'influence de l'âge est certaine ; ce qui le prouve, c'est qu'en nos grandes villes, malgré les occasions d'infection et de contage subies depuis leur enfance, ce n'est guère que de seize à vingt-cinq ans que les habitants indigènes ont la fièvre typhoïde; dans l'armée, ce sont presque exclusivement les plus jeunes soldats qui sont atteints de cette maladie, bien que les hommes plus âgés soient exposés à des conditions identiques d'infection et de contage, et, dans la grande majorité des cas, ne soient pas protégés par une atteinte antérieure.
Mais nous reconnaissons néanmoins que l'influence de l'âge, sur les maladies spécifiques, a été fréquemment exagérée par oubli ou négligence de certains autres facteurs d'une importance majeure en épidémiologie, notammentdesdeux suivants : r préservation acquise soit par une atteinte antérieure, soit, en cas de variole, par la vaccination ; 2° immunité conférée par l'assuétude à la cause morbide.
g V. — PUÉSERVATION PAR UNE ATTEINTE ANTÉRIEURE, OU, EN CAS DE VARIOLE,