‹ Traité des maladies épidémiquesChapitre 9 sur 195 · J^''- — AU POINT DE VUE DE L'EXPANSION · texte numérisé non relu

J^''- — AU POINT DE VUE DE L'EXPANSION

Un premier inconvénient de la définition habituellement réservée aux grandes épidémies, c'est d'avoir singulièrement exagéré la' différence qui les sépare des maladies plus vulgaires quand cellesci prennent le caractère épidémique, comme la variole, la rougeole, la scarlatine, le typhus; pourquoi n'accorderait-on pas, en certaines circonstances, le titre de grande épidémie à la variole par exemple qui certainement, par sa nouveauté, ses ravages, au moment de sa première apparition dans le monde ; par la manière dont elle frappe, de nos jours encore, des peuplades éloignées; par le caractère de généralisation, de gravité exceptionnelles avec lequel elle vient de sévir récemment sur le monde civilisé tout entier, a présenté à divers degrés, suivant les circonstances de son histoire, les conditions de nouveauté, de léthalité, et môme d'étrangeté symptomatique, qui caractérisent les grandes épidémies ?

II en est de même des autres fièvres éruptives . La fièvre typhoïde qm figure habituellement à la tôte des maladies populaires en nos climats, le typhus, qui a si souvent couvert de deuil tout le monde civilisé, n'ont-ils pas aussi mérité, et trop fréquemment, le titrede grande épidémie? Parlerons-nousde ces maladies populaires parexcellence^fièvresintermitlentes, dysenterie qui frapperont par- / lois la totalité des habitants d'une colonie, des soldats d'une armée, ' méritant, entre toutes, l'appellation qui caractérise le mieux la généralisation d'une épidémie, celle de maladies pandémiques?

iO CARACTÈRES GÉNÉRAUX ET DÉTERMINATION DES MAL. ÉPIDÉM.

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