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I GOITRE Epidémique.
I nioiilrc clans des villes et dans des villages qui reçoivent une eau trèspure et très-peu cltargée de sels. A propos de la dernière épidémie de Saint-Étienne, M. Bergeret faisait remarquer encore que les eaux de Saint-Blienne sont aussi pures que possible; elles ne précipitent ni par les sels de baryte, ni par ceux d’argent, ni par l’ammoniaque, les photographes s’en servent comme d eau distillée, c est de 1 eau I de pluie qui coule sur les roches primitives du mont Pilât (I).
Le défaut d’aération de l’eau n’est pas davantage la cause du goitre; le goitre est inconnu dans les pays comme le Groenland ou pendant une grande partie de l’année on ne boit que de la glace tondue; il ne 1 règne jamais sur les équipages de notre flotte, l’eau fournie par les appareils distillatoires est cependant peu aérée, enfin dans les montagnes ce sont plutôt les habitants des vallées basses cl humides que ceux des hauts plateaux qui ont à soulfrir du goitre.
D’après les recherches de M. Chalin, il existe toujours de petites ' quantités d’iode dans l’eau potable et même dans l'air, quand l’iode fait défaut dans ces deux éléments, le goitre se développe ; M. Clialin a constaté l’absence d’iode dans 1 eau potable et dans 1 atmosjihèie de certaines localités où le goitre est endémique; llédoiu a Embrun, Verel à Colmar, ont signalé le même fait. L’iode, l’iodure de potassium, donnent de bons résultats dans le traitement du goitre, nouvelle preuve à l’appui de la théorie de M. Clialin ; on a objecté que 1 iodure de potassium ne guérissait pas toujours le goitre, cela ne prouve rien, le fer guérit-il toujours l’anémie? La théorie de M. Chatin est passible d’objections plus graves ; le goitre est endémique dans des contrées dont l’air est normalement ioduré et en épargne d’autres dans lesquelles il est privé d’iode ; dans beaucoup de localités goîtiigènes les eaux potables contiennent de l’iode, taudis qu elles n en renferment pas trace dans des villages où le goitre est inconnu ; toutes les eaux séléniteuses étant privées d’iode devraient donner le goitre; or il n’en est rien (Baillarger, mémoire cité).
Maumené a accusé les fluorures (2) ; Saint Léger, les pyrites de fer et de cuivre (3), opinion déjà soutenue en 1835 par Clelland ; Saint- Léger a expérimenté sur des chiens, des cochons d Inde et des souiis , ces dernières seules, dans la proportion de 3 sur 12, ont paiu piésenter une hypertrophie du corps thyroïde (4).
En résumé, le goitre épidémique se reproduit à inteivalles plus ou
(1) Académie des sciences, séance du 29 septembre 1873. ^
(2) llechevches expérimentales sur les causes du goitre. (.Acadétn e des sciences,
19 février t86B.) , , .
(3) Étude sur les causes du crétinisme et du goitre endemigue. Pans, 180 1.
(4; Arch. gén. de méd. Revue critique, juillet 18/1.