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Boudin a montré qu’il ne fallait pas compter sur l’acclimatement des troupes dans les pays chauds (1); mais il a eu le grand tort de confondre dans une même réprobation les pays chauds où la fièvre est endémique et ceux qui en sont indemnes, erreur qui a été très-bien relevée par F. .lacquot (2).
Autrefois ou laissait longtemps les mêmes troiqies dans les postes insalubres sous prétexte d’obtenir l’acclimatement; on s’est aperçu c{ue la mortalité, loin de diminuer, croissait au contraire avec la durée du séjour, et l’on en est venu à un système tout opposé : à Mayotte on renouvelle la garnison tous les ans; dans les autres colonies, où la malaria règne avec moins de force, tous les (piatre ans, et Dutroulau propose le renouvellement par tiers tous les ans, soit un renouvellement complet tous les trois ans.
Les nègres seuls paraissent jouir d’une véritable immunité poulies fièvres palustres, immunité (pii ne s’étend ni aux créoles, ni aux Indiens. Au Mexique, les créoles sont très-éprouvés par les fièvres; la fièvre bilieuse hématurique a été appelée par les médecins des Antilles fièvre jaune des acclimatés et des créoles, l'cndant la guerre du
(1) Mém. cité {Annal. d'Iujg. piibl. et de tnéd. légale, l. \X\, 2<^ partie).
(2) De la colonisa lion et de raccliinaleinent en Algérie (Speclaleiir militaire, 1849)