‹ Traité des maladies et épidémies des arméesChapitre 54 sur 129 · C.VNTO.NS · texte numérisé non relu

C.VNTO.NS

CONTINr.K.NTS de 1852 à 1857 (Il jin.s.)

r.ÉEOllMÉS pour causes phjsiiiucs.

ItÉFOriMÉS

pour

100 suidais.

SURF.XOE

ü’clan^'S pour Idd de la surface des caillons.

Clialamont

Saint-Ti'ivicr

2iü

Cliâüllon

Monüiicl

Trévoux

Meximieux

Accidentellement, sous l’influence d’inondations par exemple, les (lèvres peuvent se développer dans des localités (|ui ordinairement en sont indemnes : épidémie de Pithiviers citée par Alibert (4), épidémie observée par M. Noizet sur la garnison de la Fère (b), etc.

La Corse, dont les côtes sont très-marécageuses, fournit un assez grand nombre de fièvres intermittentes ou rémittentes.

Les armées en campagne dans la Hongrie et sur les bords du Da-

(1) Gasté, Journ. univ. et bebdom. de méd. et de cbir.pral-, l. IV, n» 50.

("2) R(M-goron, i\Iéin. de l’Acad. de méd., 18G8 {lUipporl sur les épid. de. 18()5).

(3) Rollct, Étangs de la Dombes {Annales d’Iiggiène, 186'2, 2» série, t. Wlll, p.2'23)

(4) Traité des fièvres pernicieuses intermittentes. Paris, 1804.

(5) Detation de l’épidémie de fièvre rémittente typhoïde qui a sévi sur la garnison de la Fère en 1873. Laon, 1873.

FIÈVUES PALl'STKES.

nubo ont été plus d’une fois éprouvées par la malaria, qui s’unissait au typluis pour produire la maladie hongroise (llæser).

Mais c’est surtout dans les grandes presqu’îles méridionales de l’Europe, en Grèce, en Italie, que l’endémie palustre prend un caractère grave ; en Grèce, les alfections palustres comptent pour les 2, d dans la mortalité; dans le corps français d’occupation de Rome, sur 1000 malades, il y en avait plus de 500 pour fièvres (L. Colin, op. cit.). De tout temps la campagne romaine a joui d’une réputation d insalubrité trop bien méritée; les marais Dontins sont tristement célèbres. Dans les commencements de la république romaine, Tite-Live parle de quinze pestes au moins qu’il faut rattacher très-probablement à l’endémo-épidémie palustre; plus tard la ville de Rome devint plus prospère et plus saine grâce à la construction des aipieducs dont on admire encore les gigantesques proportions, grâce aussi au développement de l’agriculture; lors de l’invasion des barbares la campagne fut abandonnée, et les travaux d’art en grande partie détruits, la malaria reconquit le pays que la civilisation romaine lui avait disputé avec succès. Sous la domination des papes, la ville de Rome ne fit <[ue décroître et se dépeupler, la malaria avançait toujours, si bien que dans les derniers temps de l’occupation française, la partie centrale de la ville, la plus habitée, jouissait seule d’une immunité complète; cola ressort parfaitement de la carte annexée par iM. le professeur L. Colin à son excellent traité des fièvres telluriques; les troupes étaient d’autant plus éprouvées que leurs casernements étaient plus excentriques. Dans la campagne romaine l’endémie palustre ne se complique ni de dysenteries, ni d’hepatites, ce qui prouve bien qu’il ne faut pas confondre l’étiologie de ces dernières maladies avec celle des fièvres.

Sur les confins de l’Europe et de l’Asie se trouvent les Palus-Méotides, non moins célèbres que les marais Pontins; c est la (Mingrélie) ipie le Rion, autrefois le Phase, traîne ses eaux marécageuses; la description qu’IIippocrate donne des habitants des bords du Phase montre l’ancienneté de l’endémie palustre dans ce malheureux pajs.

En Asie comme en Europe, la fréquence des fièvres va cioissant du nord au sud, de la Sibérie aux Indes.

Aux Indes, d’après Morebead, la mortalité par les lièvres compte pour 40.20 sur 100; dans la mortalité générale, les formes continues et rémittentes dominent, les accès pernicieux sont fréquents. La mortalité par lièvres se répartit ainsi qu’il suit entre les tiois piési-

dences :

MALAOIES ET ËI'IDEMIES DES ADMEES.

MOliTAI.ITK l'Alt riÜVItKS l’AI.lîSTIlKS Ai:X I.NDKS (I).

l'KÉSIDENCGS.

ELUOI-ÉE.NS.

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