‹ Traité des maladies et épidémies des arméesChapitre 61 sur 129 · DE LA FIÈVRE TYPHOÏDE DANS L’ARMÉE · texte numérisé non relu

DE LA FIÈVRE TYPHOÏDE DANS L’ARMÉE

Les nialadics typhoïdes forment un groupe naturel analogue à ceui des fievres eruplives; Griesinger range sous ce litre : la peste à bubons, la hèvre typhoïde, le typhus exanlhéniatifpie, la fièvre récurrente et la typhoïde bilieuse. Nous nous occuperons plus tard de la peste a bubons (voy. grandes épidémies), qui a presque entièrement disparu meme de l’Egypte, son antique foyer; quanta la typhoïde bilieuse nous la décrirons en même temps que le typhus récurrent dont elle n est qu’une forme grave. '

Les maladies typhoïdes ont de nombreux caractères communs : dues a des miasmes de nature inconnue, contagieuses, ces maladies s accompagnent d’une réaction fébrile très- vive, d’altérations du sang d éruptions variées, de localisations fréquentes sur l’appareil lympha-^ tique (1); la longue Confusion des espèces qui composent ce genre est la meilleure preuve de leurs ressemblances symptomatiques. Avant de commencer l’étude de la fièvre typhoïde et du tvphus, si communs dans les années, quelques considérations historiques sur les maladies typhoïdes nous semblent nécessaires.

Les anciens ont-ils connu les . maladies typhoïdes? Le mot r-w, lupeur(dou l’on a fait typhus, typhoïde), se trouve dans les livre; hippocratiques pour désigner ce que nous appelons aujourd’hui état yplioide, mais chacun sait que cet état est commun à un grand nombie de maladies diflerentes, c’est un .syndrome clinique assez fré- -'’r ' ""'"‘"P'"; ‘es fièvres palustres graves qui régnaient en G.ec al epoqued Hippocrate et qui y régnent encore aujourd’hui. Les descnpbons de Gelse et de Galien ne sont pas plus explicites;

. Littie (.) a mi reconnaître la fièvre typhoïde dans le pvenitis et lUhaigHs de G. Aiirehanus; on peut soutenir avec autant de rai-

/o! Traité dex malaiL iitfeclieitxcs, tnd., p. l3o

(-) Art. Imevre, Diction, en 30 vol.

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