CHAPITRE XIX
Sr.AIlL.VTINE.
La scai'laliiie, coniinela rougeole, rèi-iic dans rarmée sous forme de petites épidémies, assez rares depuis (luelques aimées.
De IHd:2 à ItSod, dans la garnison de Paris, le cliiffre des décès par scarlatine élait au chilfre des décès généraux comme 7.7 à 1000, ce rapport étant seulement de 3 à lOOO dans la population civile; pour dilférentes garnisons, l'aris, Metz, Lille, Perpignan, Valenciennes, la scarlatine donnait 9 décès sur 1000 (1). La mortalité par scarlatine se répartit d’une façon très-inégale suivant les années : ainsi, pour la période citée, nous trouvons, à Paris, huit années pendant lesquelles il n’y a pas de décès par scarlatine, onze autres, pendant lesiiuellesil n’y en a qu’un ou deux, tandis qu’en 1837, 1810, 1818et 184-9, le nombre des décès par scarlatine s’élève fort au-dessus de la moyenne (1). Les fièvres éruptives ont pris, en 1840 et 1848, un grand développement dans toutes les garnisons de France, à Paris, à Versailles, àjMetz, à Strasbourg, etc., et il est remarquable que c’est à ces années que se rapportent un grand nombre d’épidémies de bronchite capillaire et de méningite cérébro-spinale.
De I8(P2 à 1872 (moins les années 1870 et 1871), lastatistique médicale de l’armée indique 178 décès par scarlatine sur 37 931 décès généraux, soit environ 4.7 décès par scarlatine sur 1000 décès généraux ; cbilTre plus faible que celui donné par mon père.
Comme pour la rougeole, et pour les mêmes causes, la mortalité pai scarlatine paraîtdonc avoir diminué depuis 18(>2; mais nous devons rappeler encore que cescbilires nesontpas entièrement comparables, attendu que ceux de 1832 à 1859 ne se rapportent pas comme ceux de 1862 à 1872 à la totalité de l’armée.
En 1870-1871, la scarlatine s’est montrée rarement à côté^de la variole et de la rougeole qui étaient épidémiques; en 1872, il n’y a en pour toute l’armée que trois décès par scarlatine.
(1) L. I.:ivcian, Recherches sur les causes de la morlalité de l'armée servant à l'intérieur, loc. cil.