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MÉNINGITE CÉHÉBRO-SPINALE. 419
; tensité que, au mois de mars, on comptait 3000 cas et 800 morts.
, La maladie disparut complètement pendant l’été, mais l’iiiver suili vaut elle se montra de nouveau dans la province de Calmar et l’Os- 1 tcrgotlland, et fut signalée plus au nord à l’état de cas fort disséminés. Comme l’année précédente, l’été suspendit sa marche, et l’hiver suivant, on la vit s’avancer au nord dans l’Orehro et le AVestergottland. Pendant l’hiver de 1848, elle régna principalement dans le Gestrick- , land et la province de Kronoherg. En 1850, elle atteignit la province ) de Gestrickland, n’épargnant (jne les deux provinces septentrionales. ;; Elle atteignit principalement les enfants et les adolescents, marcha ) constamment du sud au nord, disparut pendant la saison chaude; elle J atteignit 458 communes, frappa 11 712 personnes et en fit mourir t 4138.
I En Norwége, la méningite cérébro-spinale se montra pour la première fois de janvier à mars 1859 dans la ville d’Optal, province d’Hidemarken. Sur 29 malades il en mourut 14. En 1800, elle régnait, d’après Hirsch, à Pungsaker.
Pendant l’hiver de 1800 à 1801, des cas nombreux de méningite cérébro-spinale se montrèrent dans la garnison d’Arnhenz (Hollande).
En Allemagne, le docteur Rinecker a observé à Wurtzhourg (Wurtemberg), en 1851, des cas isolés de méningite cérébro-spinale.
M. le docteur Vallin [Gaz. hebd., 5 mai 1805), nous a fait connaître une épidémie qui a régné dans le duché de Bade de novembre 1804 à la fin d’avril.
Dans le district de Rastadt, on aurait eu :
Dans la population civile t49cas, 43 décès.
Dans la population militaire. Badois 7 t
— — Autrichiens.... 8 3
— — Prussiens 10 4
174 cas, 51 décès.
H D’après les indications empruntées aux différents journaux allemands I (Vallin, Gaz. hebd., 19 mai 1805).
H En Silésie, dans le Niestethal, le docteur Hanerschke a observé, du I 21 novembre 1803 à la fin d’avril 1804,24 cas de méningite cérébro- ■ spinale.
^ A Bromberg, dans le duché de Posen, du 1" févTier 1804 au î 15 juin de la même année, une épidémie de méningite a sévi sur des b enfants de 8 mois à 14 ans, et plus spécialement sur ceux de 2 à 7 ans. V On compte 140 cas.
I Ce sont principalement les provinces septentrionales de la Prusse iii qui ont été le théâtre de ces épidémies : à Kœnigsberg, au voisinage
(le Graudoitz (à 20 lieues siul-(juesl de Üaiilzi}>;),dii 1 1 au 31 mars 1805, le doclcur Zuclcliaut a constaté 20 cas et ü décès.
Au 0 avril 1805, le gouvernement de Stralsund (port de la Halti- (jiie) faisait appel aux médecins, au sujet de l’apparition de la méningite épidémicpie dans les cercles de Fransburg, Griel'swald et Grimmen.
La méningite régnait à Berlin en décembre 18Gi et en janvier 1865, |
sans que les indications (|iii permettent d’aftirmer l’existence de l’épidémie suriisent à en apprécier l’importance.
.Ius(iu’ii 1805 la im'ningile n’avait pas été constatée dans les pays slaves (Hirsch). A cette époque elle se manifesta dans le gouvernement de Kalouga, près de Moscou, en 1801 dans le Caucase, eu 1867 à Moscou même.
De septendu'c à novembre 1800, il y eut une petite éi)idéinie à .lassy (Moldavie) en juillet 1800 à Lola. L’épidémie de Lola s’étendit à File de Vissa, où elle paraît avoii- été importée par un matelot qui fut la première personne atteinte. Sur -lOOO hommes de garnison, il y eut 20 malades, dont la moitié succomhèrent.
Enfin, pendant la grande épidémie de Saint-Détershourg, Uudnew et Burzew (Virchow’s A'ichiv, t. XLl, 1807, p. 73) constatèrent les lésions de la méningite cérébro-spinale à l’institut anatomo-pathologique de l’Académie médico-chirurgicale de Saint-Pétersbourg :
1“ trois fois sur 23 cadavres, du 3 au 10 mars 1867; 2" sept fois sur 61 cadavres, du 23 avril au 31 mai 1867; à part une fille âgée de 20 ans, tous les autres sujets étaient âgés d’au moins 35 ans et appartenaient tous à l’armée. L’absence des indications relatives à la marche et aux symptômes laissent dans le doute la question de savoir s’il y a eu une épidémie de méningite cérébro-spinale ou des complications méningées de la fièvre à rechute (1).
En 1868, M. le docteur Alix a observé quelques cas de méningite cérébro-spinale dans les compagnies du 3® tirailleurs algériens casernées à Sétif (2); nous devons au docteur J. Lewis Smith la rcla- ■ tion d’une petite épidémie qui sévit à New-York dans les premiers | mois de 1872 ; les trois quarts des malades étaient des enfants au- i dessous de 10 ans (3); enfin quelques cas de méningite cérébro spinale observés à Bruxelles ont fait l’objet d’une communication de
(1) Historique emprunté à l’art. Mkmngite cÉuÉimo-sriNALE du Diction», l’unj- <| clop. des SC. inéd., par L. Laveran.
(2) E. Alix, Obsernat. niéd. en Algérie. Paris, 18G0, p. 231.
(3) The american Journal of med. sc., octobre 1872.
; MÉNINOITE CÉIiÉlilïO-Sl’lNALL;. 4^1
I J\l. le docteur vau der Corput à l’Académie royale de médecine de il Belgique eu 1 874 (1).
Eu ticliors des périodes épidémiques ou observe de temps à autre quebpies cas de méningite cérébro-spinale sporadique; c’est ainsi qu’au mois de lévrier 1875 je recevais dans mon service du Val-de- (îràce un jeune Breton atteint de méningite cérébro-spinale parlaite- ' ment caractérisée. D’a|)rès les renseignements (pic j’ai pu me procu- ; rcr, cet homme était malade depuis deux jours seulement, il s’élait ; plaint de douleurs de tête très-violentes, puis il avait été pris de vo-
Imisseinents bilieux; au moment de l’entrée à riiàpilal, le médecin de garde constata des convulsions épileptiformes; à la visite du soir, i je trouvai le malade plongé dans le coma le plus profond, les pupilles étaient fortement dilatées; le thermomètre placé dans Faisselle manpiait 40’, 5; tout à coup la face, qui était vultueuse, pâlit, le pouls s’arrêta et le malade expira sous mes yeux. L’autopsie permit de constater qu’il existait du pus cà la convexité du cerveau et à la partie inférieure du canal rachidien, sans trace de tubercules ni dans les méninges ni dans aucune autre partie du corps.
Aucun autre cas de méningite cérébro-spinale ne fut observé au Yal-de-Gràce à cette époque; au mois de février 1875, la température était très-froide et les lièvres éruptives régnaient avec une assez grande fré([uence dans la garnison de Paris.
Etiologie. — La question d’étiologie se lie étroitement ici à la question de nature, nous nous réservons de discuter plus loin cet intéressant problème, sinon de le résoudre; bornons-nous pour l’instant à constater dans quelles circonslances se développent les épid(imies de méningite cérébro-spinale.
1“ La méningite épidémiip.ic a rc'gné presque partout pendant la saison froide, et lorsque les épidémies ont duré plusieurs années, comme à Bayonne, à Metz et en Suède, c’est avec des intermittences pendant la saison chaude. En France, sur 54 épidémies, 47 ont eu leur début dans la saison froide, 8 en novembre, 13 en décembre. 11» en janvier, 10 en février. En Italie toutes les épidémies ont sévi pendant I l’hiver; en Amérique, d’après Hirsch, sur IG épidémies, G ont régné pendant l’hiver, 5 pendant Fliivcr et le printemps, 4 au printemps,
! 1 seule en automne; de même à Gibraltar, en Hollande, dans legrand- I duché de Bade. En Suède, l’épidémie a pris naissance pendant un hiver 1 exceptionnel et a disparu chaque année au printemps pour revenir à la fin de l’aulomne. A Douéra, en 1845, le début de l’épidémie coïncida avec un abaissement du thermomètre au-dessous de 10'’ cent., la lin
(I) Acad, royale de médecine séance, du 27 juin 187i.
MALAniES KT ÉPIDÉMIKS DES ARMKES.
avec une élévaliou de la clialeur. A Alger, en 1847, la méningite se développa au mois de décembre, des pluies torrentielles et des refroidis' sements subits de l’atmosphère avaient alterné avec des vents impétueux venant du nord et de l’ouest (1).
2° Les épidémies de méningite ont sévi, dans 1a jiopulation civile, sur les enfants, dans l’armée, presque exclusivement sur les recrues, sur les jeunes soldats arrivés récemment dans les corps. A Aigues- Mortes, en Suède, les enfants et les adolescents étaient presque seuls frappés; dans l’épidémie de la colonie de Petit-Bourg, l’âge moyen des malades était quatorze ans, le plus jeune avait sept ans, le plus âgé dix-huit; de même à Bade et en Silésie.
Dans l’armée, ce sont partout les jeunes soldats qui payent le plus lourd tribut; à Strasbourg, à Versailles, à Metz, â Paris, à Alger, les observateurs sont unanimes à cetégard. En 1847, à Alger, les zouaves presque seuls furent atteints dans la garnison ; tous les hommes de ce corps étaient récemment arrivés après avoir subi de grandes fatigues, et ils avaient revêtu l’uniforme des zouaves qui comporte le cou nu et la tête rasée on partie (E. Barberet, op. cil.).
A Laval, eu 1840, sur 44 mortsil y a 37 jeunes soldats, et les recruescences coïncident avec l’arrivée des conscrits. A Nancy, la méningite e montre presque exclusivement chez les hommes nouvellement incorporés (Rollet), de même â Versailles (F. Villar). A Metz, sur 48 malades :
10 avaient moins de 3 mois de service.
26 — de 3 mois à 1 an —
8 — de 1 à 2 ans —
2 — de2à3 ans —
0 — 4 ans —
1 — 5 ans —
i — G ans —
0 — 7 ans —
A Toulon, 4217 hommes de l’armée de terre, comptant plus d’un an de service, donnent41 malades ou 9 sur 1000; 973 ayantmoins d’un an, 12 ou 13 sur 1000; dans l’infanterie de marine on compte 5 malades sur 1000 hommes ayant plus d’un an de service et 80 sur 1000 pour les recrues (2).
Le tableau suivant présente comparativement les rapports des hommes de différents âges dans l’armée et les mêmes rapports pour les hommes atteints de méningite cérébro-spinale (L. Laveran, ait. du Diclion. cncijciop.).
(1) De la méningite cérébro-spinale épid. observée à Alger en 1847, par E. Barberct. Thèse, Paris, 1847.
(2) L. Laveran, Diclion. encyclop. des sc. inèd.,art. cité.