RÉFORMÉS
pour 100 soldais.
SURFACE d'étangs pour 100 de
la surface des canlons.
Chalamont
Chàtillon
Montluel
Mcximieux
Accidentellement, sous l'influence d'inondations par exemple, les fièvres peuvent se développer dans des localités qui ordinairement en sont indemnes : épidémie de Pithiviers citée par Alibert (4), épidémie observée par M. Noizet sur la garnison de la Fère (5), etc.
La Corse, dont les côtes sont très-marécageuses, fournit un assez grand nombre de fièvres intermittentes ou rémittentes.
Les armées en campagne dans la Hongrie et sur les bords du Da-
(1) Gasté, Joum. univ. et hebdom. de méd. et de chir.pral., t. IV, n° 50.
(2) Bergeron, Mèm. de l'Acad. de méd., 1868 (Rapport sur les épid. de 1865).
(3) Rollet, Étangs de la Dombes (Annales d'hygiène, 1862, 2° série, t. X.Y1II, p. 225).
(4) Traité des fièvres pernicieuses intermittentes. Paris, 1804.
(5) Relation de l'épidémie de fièvre rémittente tgphôiâe qui a sévi sur la garnison de la Fère en 1873. Laon, 1873.
nube ont été plus d'une fois éprouvées par la malaria, qui s'unissait au typhus pour produire la maladie hongroise (Hasser).
Mais c'est surtout dans les grandes presqu'îles méridionales de l'Europe, en Grèce, en Italie, que l'endémie palustre prend un caractère grave : en Grèce, les affections palustres comptent pour les i/o iausla mortalité; dans le corps français d'occupation de Rome, sur 1000 malades, il v en avait plus de 500 pour fièvres (L. Colin, op. cit.). De tout temps la campagne romaine a joui d'une réputation d insalubrité trop bien méritée; les marais Pontins sont tristement célèbres. Bans les commencements de la république romaine, Tile-Livc parle de quinze pestes au moins qu'il faut rattacher très-probablement a rendémo-épidémie palustre: plus tard la ville de Rome devint plus prospère et plus saine grâce Ua-C^njtnvçtipjLjes aqueducs don on admire encore les gigantesques proportions, grâce aussi au développement de V agriculture; lors de l'invasion desiîârlISreria campagne lut abandonnée, et les travaux d'art en grande partie détruits, la malaria reconquit le pays que la civilisation romaine lui avait dispute avec succès Sous la domination des papes, la ville de Rome ne fit que décroître et se dépeupler, la malaria avançait toujours, si bien que dans les derniers temps de l'occupation française, la partie centrale de la ville la plus habitée, jouissait seule d'une immunité complète; cela ressort parfaitement de la carte annexée par M. le professeur L Colin à son excellent traité des fièvres telluriques; les troupes étaient d'autant plus éprouvées que leurs casernements étaient plus excentriques. Dans la campagne romaine l'endémie paluslre ne se complique ni de dysenteries, ni d'hépatites, ce qui prouve bien qu'il ne faut pas confondre l'étiologie de ces dernières maladies avec celle des fièvres.
Sur les confins de l'Europe et de l'Asie se trouvent les Palus-Meotides, non moins célèbres que les marais Pontins; c'est là (Mingrélie) que le Riou, autrefois le Phase, traîne ses eaux marécageuses; la description qu'Hippocrate donne des habitants des bords du Phase montre l'ancienneté de l'endémie palustre dans ce malheureux pays.
En Asie comme en Europe, la fréquence des fièvres va croissant du nord au sud, de la Sibérie aux Indes.
Aux Indes, d'après Morehead, la mortalité par les fièvres compte pour 40.-20 sur 100; dans la mortalité générale, les formes continues et rémittentes dominent, les accès pernicieux sont fréquents. La mortalité par fièvres se répartit ainsi qu'il suit entre les trois présidences :