CHAPITRE XII
Nous avons vu que Fracastor le premier avait donné une descrip tion du typhus; la maladie s'élendit de 1524 à 1530 à toute l'Italie, l'année de Lautrec en fut très- éprouvée, 30 000 hommes périrent, disent les historiens. Les épidémies de 1535, 1537, 1545, décrites par Massa, Mondella et Colle, eurent moins d'importance; l'absence de bubons, de charbons, l'abondance de l'éruption, distinguaient la maladie nouvelle de la peste encore commune en Europe, on lui donna le nom de pestkula (petite peste). Dès ses débuts le typhus s'attacha plus particulièrement aux armées et se lia tellement aux événements militaires qu'il reçut les noms de : maladie des camps (Melchior), fièvre des camps (Cardiluccius, Boerhaave), fièvre militaire (Hartenfels), fièvre maligne des armées (Sauvage), peste de guerre (Hufeland).
Nous nous occuperons surtout des épidémies de typhus qui ont régné dans les armées, ce sont du reste les plus nombreuses.
Historique. — Après l'épidémie de l'armée de Lautrec devant Baples, vient l'épidémie de l'armée de Charles-Quint devant Metz. C't'tait pendant un hiver rigoureux, aux mois de novembre et de décembre, le pay^b^sinjjivagé n'offrait aucune ressource aux troupes impériales, l'armée manquait de vivres eHe froid a.yait prodjùUNsn- ^combremenUjansjësjoçj^^ dysenteriejVscorbut, se
montrèrent d'abord, puis le typhus comme en Crimée, les historiens font mention des taches pourprées et livides, la mort arrivait ordinairement du cinquième au septième jour de la maladie. Le typhus le déclara à .Metz aussitôt après la levée du siège, on avait transp^rtédans les hôpitaux un grandnombre de blessés ennlmls^I^e^ ajnsLsaniuloute que se fit l'importation ; l'épidémie gagna les villages voisins (I).
(\) F. Maréchal, Recherche* sur les maladie» endémiques, épidémiques et contagieuses qui ont régné à Met*, etc. (Op. cit.).
La maladie Hongroise, qui à plusieurs reprises décima les armées allemandes et mérita à la Hongrie le surnom de tombeau des Allemands, n'était probablement que le typhus plus ou moins modifié par un climat humide et un sol marécageux (1). Langius, médecin des troupes impériales commandées par Frédéric II, comte palatin, est le premier qui ait décrit (1533) la maladie hongroise (mnrbtis ungariciis, febris vnçjanca) sous le nom de Camus (2) ; en 154-2 elle règne dans l'armée du margrave de Brandebourg, en 1566 elle est importée de tous côtés par les troupes revenant de Hongrie, Vienne a beaucoup à en souffrir. Thom. Jordanus (1576), Codronchi (1595), Tobias Gobelet), Roland (1600), Rimmel (1624), ont public des travaux sur la fièvre hongroise; la description de Th. Jordanus, médecin en chef de l'armée autrichienne, se rapporte parfaitement au typhus ; Ruland et Esslinger assimilent expressément la fièvre hongroise au morbus lentieularis d'Italie. Le typhus règne encore sur l'armée conduite par Montecuculli (1661) et sur celle du prince Eugène (1717), qui luimême en est atteint.
PendjmLlagiierre deTrenteans le typhus règne sur les troupes franraT^sTïu^m^alementàNimèg^oùil est décrit par Diemerbroeck (3). En Danemark il se montre au siège de Thorn (1556) avec le scorbut; en Italie, Ramazzini (4) l'observe à Modène (1692).
En 1733 le typhus sévit en Pologne; l'armée russe en est ravagée de 1736 à 1737 ; l'armée française également atteinte le transporte en Lorraine; pendant la première guerre de Silésie le typhus est épidémique dansTèTarmées autrichienne eT^Hsilenne; la fièvre d'Upsal
u'est autre que le typhus.
En 1745, 174-6, 174-7, Pringle observe le typhus enjtkdlande et eji «Angleterre; dans les Pays-Bas comme sur les rives du Danube, la fièWïï&téchiale s'allie souvent aux fièvres palustres; Pringle décrit le typhus (5) sous le nom de fièvre d'hôpital ou de prison, il insiste sur le caractère contagieux de la maladie et précise très-bien les conditions clans lesquelles elle se développe. En 1740 Huxam observe le typhus à Plymouth sur les matelots du Paulher et du Ganlorbery : Lind (1775) parle de la fièvre d'hôpital ou de prison comme dune maladie qui naît de l'encombrement.
Le 22 juin 1746 la flotte française commandée par le duc d Anville part delà Rochelle et armedevanl Québec; du 10 septembre au
(I) Haeser, Geschichte der epidemiseh. Krankheiten. Una, 1865, p. 3.10. (2 Colombier, Médecine militaire, t. I, Introduction.
(3) Pesle de Nimèyue (Diemerbroeck- Amst., 1665).
(4) Ramazzini, Comlit. èpid. Genève, 1716, p. 195.
(5) Pringle, Op. cit., p. 115.
13 novembre, le duc lui-même et la moilié des équipages évalués à lOOOO hommes succombent au typhus (1). En 1760 l'amical Dubois de la Mothe rentre à Brest avec une escadre décimée par le typhus, la maladie se répand parmi les forçais et dans la population civile; les relevés officiels donnent 2518 morts parmi les matelots, 500 parmi les forçats, 1186 pour la population civile; en tout 4204 (2).
En 1757 le typhus se développe à Eisnach sur des troupes encombrées, se répand sur toute l'AHemagiie et es^immorté jusqu'à Lille (3); en 1760 ilrègnc sur Tarmée anglaise campéeprès de Warbourg en Weslphalie et à l'hôpital de Padcrborn, puis en 1762 à Brème ; Monro, iriédecuTën chef de l'armée anglaise, le décrit sous le nom de fièvre, maligne et pétéchiale; sa description, conforme à celle de Pringle, ne laisse aucun doute sur la nature de la maladie. Les pétéchies paraissaient, dit-il, « comme de petites taches distinctes et séparées d'une couleur rougeàtre; il semblait aussi quelquefois que la peau fût marbrée ou bigarrée ainsi que dans la rougeole.... quand les taches commençaient à disparaître elles devenaient brunes et de couleur tannée, on croyait voir comme autant de taches de malpropreté (3). »
De 1775 à 1779 le typhus, est endémique en Silésie et il finit par - établir à demeure dans ce malheureux pays si souvent dévasté par la guerre.
Les longues guerres de la révolution etjde Pempire sont fertiles en épidémies de typhus : épidémie de l'armée prussienne en Champagne; épidémie de Nantes (1793) assiégée par les Vendéens; épidémie de l'armée des Pyrénées (1794) observée par Portai; épidémie de la haute Italie. Les Autrichiens assiégés dans Mantoue (1796-1797) ont fort à souffrir du typhus, et les Français qui les assiègent ne sonLpas épargnés; les troupes à leur rentrée en France importent la maladie à Nice, Aix, Fréjus, Marseille, Toulon, Grenoble. Basori a laissé une description remarquable de l'épidémie de Gènes (1799-1800), 14 000 hommes y succombèrent, le général Championnet était parmi les victimes ; les malades évacués sur la France importèrent le typhus à Montpellier et à Grenoble (4).
En 1800 le typhus éclate à Wurzbourg sur les troupes impériales, puis il se répand en Bavière, en Wurtemberg, sur les bords du Bhin, en Lithuanie et dans l'est de la Bussie (1801), des mouvements con- linuels de troupes favorisent partout sa dissémination. Après Austerlilz,
(*) Ozanam, Op. cit. Typhus.
|2 FoOMagrm», Ann. d'hyg. publ. et privée, 1859, 2e série, t. XI, p. 87.
(3) Monro, Méd. d'armée (Op. cil., t. Il, p, 18;.
(iy Langier, Journ. yén. de médecine.
(1805) l'épidémie frappe les blessés français el russes, elle s'étend jusqu'en France en suivant la ligne d'évacuation des blessés, « par l'effet du transport des malades des deux nations, dit Larrey, et de celui des prisonniers». Larrey décrit cette maladie sous le nom de maladie épidémique de Brun, du nom de la ville où furent transportés les blessés d'Austerlitz (1); apr^Iéna, nouvelle explosion du typhus dans les hôpitaux militaires (Thorn, Broinberg, Culm, etc.) (2); en 1806 les prisonniers allemands importent le typhus à Autun, Semur el Langres; am^JWa^m, Vienne encombrée^ blessés et de prisonniers devient le théâtre d^l'épidéimTetŒe^r^ilteTïbrand (3).
En 1808 le typhus est épidémique enJEspagne dans les armées belligérantes, il se répand en France sur toutes les routes suivies par les prisonniers espagnols, la ville de Dax est particulièrement éprouvée ; de son côté l'armée anglaise importe le typhus à Porlsinoulh (janvier 1809) (4).
En 1812 le typhus règne dans les départements de l'Yonne et de la Côte-d'Or : Dijon, Auxerre, Avalon, Sens, Joigny, où se trouvent internés des prisonniers.
Mais ce fut surtout la désastreuse retraite de Moscou qui fut le point de départ d'une longue" suite d'épidémies qui, de 1812 à 1815, ravagèrent les grandes garnisons et les grands hôpitaux de l'Allemagne et de la France. Le typhus prit naissance sur les malheureux soldats mourant de faim, couverts de haillons, et forcés, par un froid de 20 à25 degrés, de s'entasser, pourne pas mourir defroid, dans desgrottes, des huttes sans issue. Tous les prisonniers faits par les Russes succombèrent. Le docteur Faure vit à Rezan des malheureux succomber en vingt-quatre ou quarante-huit heures. A Orel, en février 1813, les Français entassés dans les hôpitaux mouraient par milliers (5).
\Wilna, sur 30000 prisonniers il en périt 25 000. La contagion gagnala ville, 8000 juifs y succombèrent (6).
ADantzig, assiégé par les Russes le 11 janvier 1813, 36 000 Français débris mutilés de l'armée d'invasion, furent exposes a toutes les privations par un froid d'une rigueur extrême. De janvier à juin, ?3000 laides des hôpitaux, plus d'un quart des 40000 habitants avaient succombé. Le mois de mars compte pour 4 000 morts.
MWirrev Mémoires dechir. militaire, t. II, p. 331.
(3) Gilbert, médecin de la grande armée, et Hufeland ont décrit cette épidémie.
Ozanam, Op. cit., t. III, P- 190- D . ,m
(3) Du typhus contagieux. Traduct. de Gasc Pans, 1811.
(4) Hamilton, J. Gregor, cités par- Ozanam, loc. cil.
(5) Faure, Souvenirs du Nord. Pans, 1821 .
(6) Gasc, Histoire de Vépidémie de Wilna, 1812.
La campagne de 1813 précipita de nouveau en Allemagne des masses déjeunes soldais qui apportèrent un nouvel aliment au fléau destructeur. Le 0 septembre, Torgau est envahi par une telle masse de blessés, que tous, blessés, mourants, malades, sont confondus dans le même abandon. On compte 400 morts par jour. Sur 26 000 hommes de garnison, 14 000 hommes succombent.
A Mayence mêmes désastres, mêmes souffrances. Le typhus tue "20 000 hommes et dépeuple la ville.
De Dantzig, de Torgau, de Mayence les armées transportent l'infection à Strasbourg, à Metz, à Dijon, à Paris. L'Alsace, la Lorraine, la Bourgogne, la Champagne, sont successivement envahies. Heureusement, la douceur de la température empêche la contagion de^preiulre tout son développement (1).
~TëTKopitaux de Paris étaient encombrés (1814), on fit descendre la Seine à un certain nombre de bateaux chargés de malheureux soldats de toutes les nations, c'est ainsi que le typhus fut importé à Rouen où il fit de nombreuses victimes dans le personnel des hôpitaux (2). Des soldats de toutes armes et de toutes nationalités, valides ou malades, fiévreux ou blessés, descendaient aussi la Loire et arrivaient à Tours à pleins bateaux. L'hôpital et les ambulances annexes furent bientôt infectés; 860 militaires succombèrent en 1814 à l'hôpital de Tours; comme à Rouen, le personnel hospitalier fut très-fortement éprouvé (3), nous pourrions facilement multiplier ces exemples d'importation du typhus de 1814.
La paix de 1815 mit fin à ces épidémies; de 1815 à 1854 le typhusreste localisé en Irlande, en Angleterre et en Silésie (typhus d'Irlande, de Silésie, de Bohême, 1847); en France il ne donne lieu qu'à de petites épidémies dans les bagnes et les prisons : maison de détention de Rouen 1818 (4), bagne de Toulon 1829-1843-1845; prisons de Reims (Landouzy), de Strasbourg (Forget), de Nancy (Parisot). JJfrrvM*
En Crimée le typhus débuta au mois de décembre 1854, mais les premiers cas furent confondus avec la fièvre typhoïde, et à la fin du premier hiver (1854 à 1855), beaucoup de médecins hésitaient encore à affirmer l'existence du typhus ; les Anglais, qui se trouvèrent tout d'abord dans de plus mauvaises conditions hygiéniques que nous, furent les premiers atteints ; d'après MM. Mœring et Alfericf, les Russes
(1) L. Laveran, De la mortalité des armées en campagne (Mém. cité), ti) Des épidémies qui ont régné dam l'arrondissement de Rouen de 1811 à 1815, par le docteur Vingtrinier. Rouen, 1850.
(3) Charcellajr, Recherches sur l'épid. de typhus de Tours. Tours, 1852.
(4) Yingtrinier, Mém. cité.
étaient envahis par le typhus avant les armées alliées (I). L'épidémie atteignit son apogée dans les mois de mai et juin 1855, en juillet elle était en voie de décroissance, mais elle ne disparut jamais complètement; en décembre le typhus, devenu sporadique depuis plusieurs mois, reprit le caractère épidémique, et celte lois le doute n'était plus possible, l'existence du typhus fut affirmée par tous les médecins de Crimée et de Constantinople. Pendant celte seconde épidémie les Anglais, incomparablement mieux installés, logés et nourris que nos soldats, exempts du scorbut, échappèrent presque complètement au typhus.
Les malades évacués de Crimée, importèrent le typhus dans les nombreux hôpitaux de Constantinople, et c'est là surtout qu'on a pu étudier l'épidémie, comme le dit F. Jacquot : « A Constantinople on a étudié et traité le typhus; en Crimée on n'a pu que le traiter ».'(Op. cit., P- 57.) „
M. le docteur Fauvel, dans une série de rapports datés de Constantinople (2), suit très-exactement la marche de l'épidémie dans les hôpitaux français. C'est au mois de mars 1855 que le typhus est signalé à Constantinople; dès cette époque MM. Michel Lévy et Fauvel insistent sur les mesures à prendre pour empêcher l'exlension de l'épidémie ; comme en Crimée, les Anglais sont les premiers atteints. Aux mois de juillet et d'août le typhus est en voie de décroissance à Constantinople, mais il ne s'éteint pas complètement : en octobre il n'y a dans les hôpitaux français que 26 cas de typhus, 22 en novembre, 35 en décembre. Au mois de janvier 1856 l'épidémie se réveille (293 cas de typhus dans les hôpitaux de Constantinople), et en février elle prend une extension rapide ; la maladie a un caractère infectieux bien manifeste, elle se propage à bord .des navires qui transportent les malades, et dans les hôpitaux elle frappe à coups redoublés les malades entrés pour d'autres affections., les blessés, les médecins, les infirmiers. Dans ce seul mois de février il y a 2848 cas de typhus pour les hôpitaux français de Constantinople, dont 1235 cas intérieurs; en mars l'épidémie continue à sévir avec intensité, à partir du mois d'avril elle entre en décroissance.
(1) F. Jacquot, Du typhus de l'armée d'Orient. Voir aussi pour l'histoire' du typhus de Crimée : Scrive, Esquisse des malad. qui ont régné sur l'armée d'Orient (Ree. mém. mécl. militaire, 1856). — Baudéns, Lettre sur le. typhus de Crimée (même rec, 1856). — Quesnoy, Notice sur l'armée d'Orient (même rec, 1857), — Blanvillain, Du typhus en Crimée (même rec, 1857). — Manny, Du scorbut et du typhus de l'armée d'Orient (même rec., 1859). — Cazalas, Des affecl. typhiquesde l'armée d'Orient (Union médicale, t. VII, 1859).
(2) A. Fauvel, Histoire médicale de la guerre d'Orient, 1874.
Le typhus de Crimée fut importé dans les hôpitaux de Gallipoli, de Nagara, à Marseille, à Toulon, à Porquerolles, au Frioul (1), à Avignon (-2), à Paris (Yal-de-Gràce); mais à mesure qu'on s'éloignait du foyer d'infection et que l'armée se disséminait, le miasme semblait perdre une partie de son activité; en France les typhiques ne donnèrent lieu qu'à quelques cas intérieurs dans les hôpitaux où ils furent reçus, nulle part la maladie ne se communiqua à la population civile.
Presque tous les typhiques du Val-de-Grâce appartenaient au 50" de ligne, il est fort intéressant de voir comment le typhus se développa dans ce régiment et comment il fut importé par lui jusqu'à Paris. Le 50e de ligne fut embarqué le 13 novembre 1855 à Kamiesch, sur deux navires à voiles américains; avant l'embarquement, l'état sanitaire de ce régiment était très-satisfaisant, il n'y avait eu aucun cas de typhus. L'un des navires de transport (VEdgard) effectua sa traversée en trente jours, il n'y eut à bord aucun cas de typhus; l'autre (le Monarque), portant 800 hommes, mit cinquante jours pour se rendre de Kamiesch à Marseille, et c'est pendant cette, longue traversée, au milieu de circonstances antihygiéniques très-bien analysées par M. le professeur Godélier, que le typhus se déclara; au moment du débarquement à Marseille, on dut envoyer 25 typhiques à l'hôpital, on en avait déjà laissé 15 dans l'île de Malte, un seul mourut à bord. M. le professeur Godélier n'hésite pas à croire que le typhus est né sur le Monarque, du Monarque même, et que « l'origine du typhus du 50e est un remarquable spécimen de génération spontanée du typhus ». Le 33 bataillon de chasseurs à pied prit le typhus à bord du Glascow, qui avait transporté des typhiques et qui n'avait pas été nettoyé; le Monarque n'avait pas transporté de malades, mais des chevaux qui avaient infecté le bâtiment.
Le tableau suivant donne l'origine des cas traités au Val-de-Gràce et le mouvement des malades :
(1) Billot, Notice sur l'épidémie de typhus observée au laaaret du Frioul (Recueil mém. de méd. militaire, 1856).
(2) Relation de M. Chauffard, Gazette hebdomadaire, 1856.
3 Mémoire sur le typhus observé au Val-de-Grâce du mois de janvier au mois de mai 1856 (loc. cil).
a. LAVERA».