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est portée au plus haut degré, les douleurs affectent presque toujours, tantôt une articulation et tantôt une autre. Le malade est alors ordinairement livré à la colère, ou à d'autres passions tristes, par l'effet de l’'énervation de l'ame qui suit celle du corps.
Lorsqu'il a précédé déjà plusieurs attaques de Goutte, les dépôts articulaires qui en terminent les accès , loin de se dissiper entièrement, ainsi qu'il a été dit, se fixent, s'endurcissent, et renferment une substance plätreuse qui forme des tufs.
Cette substance est contenue parfois dans l'intérieur de la capsule articulaire, d’après les observations de Morgagni, et d'autres auteurs qu'il a cités (1) : elle s'amasse le plus souvent dans les parties voisines extérieures à cette capsule, et quelquefois dans la peau même qui est au-dessus. On en a retiré des tufs par une simple incision; quoiqu'il ny eût point de lésion du jeu de cette articulation, dont les ligamens avoient dû conserver leur intégrité.
J'ai vu de ces tufs sortir en abondance par
(1) ÆEpist. anat. med. LVII , n. 3.
DES MALADIES GOUTTEUSES:. it
des ulcères survenus aux jambes tuméfiées des vieux goutteux (1).
Les attaques de Goutte invétérées amènent souvent à leur suite des affections néphrétiques. Cela tient, non-seulement aux effets de la situation que les goutteux sont obligés de garder pendant le cours de lattaque, mais encore à ce que l’excrétion du résidu plâtreux de l'humeur goutteuse se fait spécialement par les voies urinaires, où il forme souvent des pétrifications.
Galien a dit que l'urine des goutteux renferme comme des poils ou des fibriles. Dover a confirmé la même observation. Le docteur
Clerk d'Edimbourg dit que la Goutte vague
(1) Is. Casaubon (Comment. sur Perse, paa. 389), dit que de son temps, un vieux goutteux avoit rendu de toutes les parties du corps, une quantité de ces tufs qui pesoit plus que le corps même. Musgrave a vu de ces tufs jusque sous le cuir chevelu de la tête. Il s’en forme aussi sous la peau de la face.
Th. Bartholin rapporte qu'un homme sujet à la Goutte et au calcul, avoit parfois des sueurs abondantes, dans lesquelles il rendoit beaucoup de sable, par les pores de la peau.
Boerhaave a vu une matière calcaire qui avoit transsudé sur la surface des vertèbres d’un goutteux, etc.
quon a mal appelée rhumatisme scorbutique , se distingue du rhumatisme, et se reconnoït souvent dans les urines du malade, à certains filamens qui y flottent, qui sont transparens , qui filent à une grande longueur , et qui étant desséchés se réduisent en une chaux. blanche.
Pechln et Kerkringius ont observé que non-seulement les urines, mais encore la sueur et les crachats des goutteux , donnent après leur évaporation , une grande quantité de matière blanchâtre et concrète qui à la consistance du tartré.