‹ Traite ́des maladies goutteuses (volume 2)Chapitre 23 sur 81 · TRAITÉ X IL · texte numérisé non relu

TRAITÉ X IL

Soit qu'on adopte ou non mon opinion Sur ce qui constitue l’état goutteux dans les solides, je crois pouvoir établir d’une manière sûre le dogme de l'existence d’un état goutteux spécifique dans les maladies goutteuses ; et ce dogme me paroît être utile pour diriger le traitement dans un très-grand nombre de cas difficiles de ces maladies.

Tous ceux qui ont traité jusqu'ici des affections aiguës et chroniques de Goutte et de rhumatisme ; se sont bornés à reconnoître des états de spasme ou d’atonie dans les solides et d’épaississement dans les humeurs. |

D'après cette manière de voir, ils n'ont employé dans ces maladies que des remèdes évacuans , relâchans, excitans ou résolutifs.

Or il est d'expérience que ces divers remèdes sont entièrement insuflisans dans un très-grand nombre de maladies goutteuses, dans lesquelles on a cependant satisfait d’ailleurs , autant que possible , aux indications que présentent la fluxion goutteuse et les autres élémens de.ces maladies.

Mais, dans les mêmes circonstances , la maladie goutteuse est fort souvent combattue avec un grand succès, lorsqu'on y emploie des remèdes que lobservation a démontré étre spécialement utiles contre l'état spécifique inconnu qui est propre à la Goutte,

Ces remèdes sont de deux sortes :

1.0 Ceux qui joignent à cette vertu antigoutteuse spéciale , d’autres vertus pareillement démontrées par l'expérience ; ou diaphorétique ou nervine , produisant une impression révulsive générale ; ou résolutive de l'épaississement des humeurs ( tels que sont le soufre , le muse , la racine de séneka, etc.). Les anti-goutteux de ce genre ont en général , une utilité beaucoup plus marquée que les autres remèdes diaphorétiques , nervins ou résolutifs des humeurs qui sont indiqués dans le traitement des maladies goutteuses.

Page 1