‹ Traite ́des maladies goutteuses (volume 2)Chapitre 24 sur 81 · Il est des remèdes de nature vénéneuse · texte numérisé non relu

Il est des remèdes de nature vénéneuse

qui sont comme spécifiques contre la Goutte, et qui ne possèdent sensiblement avec cette.

vertu constatée par l'observation aucune autre vertu évacuante, mervine ni réso= Jutive. à

Le premier des remèdes de ce genre me

paroît être l’aconit. Je lai vu souvent avoir de grands succès dans des maladies graves ou rebelles de Goutte et de rhumatisme , tandis que je l’y ordonnois à de très-petites doses , et qu'il n'y produisoit aucun autre effet sensible que celui de soulager ou de dissiper ces maladies.

Ainsi l'état spécifique goutteux, que je dis exister dans les maladies goutteuses , est suffisamment prouvé par les succès singuliers qu'y obtiennent des remèdes antigoutteux comme spécifiques , exclusivement à tous les autres remèdes , et en particulier à ceux qui leur étant analogues par rapport à d'autres vertus générales, peuvent d’ailleurs être convenables pour la cure de ces maladies.

Il me paroît que l’état qoutteux du sang est un vice de sa mixtion , qui intercepte à des degrés différens la formation naturelle de ses humeurs excrémentitielles ; de sorte que ces humeurs étant plus ou moins altérées subissent une décomposition spontanée qui y fait prédominer la substance terreuse.

DES MALADIES GOUTTEUSES. 4i

Desault , James , Warner et d'autres auteurs , ont rapporté des faits nombreux, d'après lesquels ils ont avancé que l'interception de la transpiration insensible est la cause principale de la Goutte.

Mais il ne faut pas seulement considérer dans la formation de la Goutte l'interception de l'humeur de la transpiration, et il faut encore y reconnoître la dépravation que souffre cette humeur dans les sujets goutteux. ;

Dans ces sujets , la premiére digestion ou préparation des humeurs qui se fait dans estomac et dans les autres organes digestifs est imparfaite , d'autant plus que la constitution a été plus énervée par des erreurs de régime. Cette imperfection se répète et s'accroît dans les digestions ou préparations subséquentes des humeurs, et elle est portée à un haut degré dans la dernière.

Le produit excrémentitiel de celle-ci est la matière de la transpiration , tant de l'externe que de celle dont les vapeurs baignent continuellement les surfaces de tous les” viscères.

Je vais m'attacher à prouver mon opinion sur l'état goutteux du sang, en pecucillant

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