XIV PRÉFACE
Aïnsi dans la formation de chacune de ces méthodes analytiques, il est essentiel de bien distinguer ( ce qu’on n’a point fait convenablement jusqu'ici } l’ordre d'importance relative des élémens de la maladie compliquée , et lordre des temps de l’exécution des parties de cette méthode.
IIL Dans les méthodes empiriques du traitement d’une maladie , on s’attache directement à en changer la forme entière, par des remèdes qu’indique le raisonnement fondé sur l’expérience de leur utilité dans des cas analogues.
Ces méthodes conviennent. surtout aux maladies où l’on a lieu de craindre que les mouvermens spontanés de la Nature ne soient impuissans pour opérer la guérison, et dans celles qu’on ne peut décomposer en des élémens bien déterminés, dont on puisse être assez sûr de remplir les indications.
Il est absolument nécessaire d’y avoir recours, dans ces maladies que la Nature
PRÉFACE. xv seule ne guérit point; comme sont la fièvre intermittente maligne, et la maladie vénérienne portée à un haut degré.
Ces méthodes empiriques sont ou vaguement perturbatrices, ou imitatives des mouvemens salutaires que la Nature affecte dans d’autres cas de la même maladie, ou administratives des spécifiques que l’expérience a fait connoître daus cette maladie. |
1.0 Les méthodes vaguement perturbatrices tendent à substituer aux affections constitutives d’une maladie, d’autres affections fortes qu’on espère qui peuvent les dissiper. | On ne doit point rapporter à ces méthodes, des essais tellement grossiers et équivoques, qu'on n'a pu les tenter que dans lenfance de l'art. Telle est la pratique de pétrir le bas-ventre, pour résoudre une tumeur dure et fort douloureuse dans l’hypogastre, pratique dont
LS