‹ Traite ́des maladies goutteuses (volume 2)Chapitre 4 sur 81 · XY) PRÉFACE · texte numérisé non relu

XY) PRÉFACE

Hippocrate a parlé (1), et qu’on dit être générale chez les Siamois.

Mais dans l’état plus avancé de l’art, et même de nos jours, on emploie des méthodes vaguement perturbatrices dans des maladies vénériennes, et autres chroniques , comme lorsqu'on y présume que Vétat morbifique pourra être dissipé par différentes évacuations tentées en un même temps. C’est ainsi que Sydenham, et Boërhaave d’après lui, ont combattu avec succès les fièvres intermittentes d'automne qui étoient opiniâtres, en excitant à la fois des sueurs et des déjections, un peu avant le temps où la fièvre devoit revenir.

2.0 Les méthodes empiriques imitatives tendent à déterminer la nature du malade , à des mouvemens de fièvre ou autres, conformes à ceux par lesquels la

(1) Hippocrate a vu cette pratique produire un flux de sang par les selles, qui fut salutaire. Voyez le commencement du cinquième livre de ses Épidé-

niques.

BRÉFACE, xVi] nature humaine guérit souvent des maladies semblables. :

3. Les méthodes empiriques spécifiques sont celles où l’on emploie dans les maladies des remèdes ou des procédés dont l'expérience a fait connoître et confirmé l'utilité spécifique pour détruire ces maladies.

L'usage de ces spécifiques tend alors à produire un changement total de état morbifique, en déterminant la nature à des mouvemens salutaires , qu’elle n’auroit jamais concus spontanément. |

L'esprit de ces méthodes est toujours de diriger et de modifier l'emploi des remèdes spécifiques , d’après les vues que donne la considération des procédés que la nature ou lart ont suivis pour guérir des maladies analogues. |

Après avoir exposé mes principes généraux sur les méthodes de traitement des maladies , je passe à l'indication sommaire des applications que je fais de

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