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Dans l'attaque régulière de Goutte, où domine la fluxion goutteuse , des évacuations révulsives sont indiquées plus généralement par la transpiration, et plus rarement par les selles.
L'on doit y exercer la transpiration universelle par des boissons diaphorétiques d'une activité modérée , et favoriser la transpiration locale par des frictions très-douces , faites sur la partie afiligée , et par d’autres moyens analogues. | |
Dans les premiers temps de l'attaque de Goutte, il est à propos d'évacuer les premières voies , lorsqu'il y a des signes de saburres, ou des restes accumulés de mauvaises digestions.
Il faut cependant observer à ce sujet, qu'on peut être induit en erreur par des signes apparens de la saburre , comme est,
touses plutôt que des sangsues sur les parties enflées par la Goutte, et il préfère à l’un et à l’autre moyen, de faire , lorsqu'on le peut, des scarifications sur les parties tuméfiées.
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par exemple, une couche sale qui recouvre la langue (1) ; et qu'il est plusieurs sujets chez lesquels dans ces circonstances , les vomitifs et les purgatifs pourroient attirer la Goutte sur l'estomac et les intestins, loin d'en favoriser la détermination sur les extrémités.
Un très-grand nombre d'auteurs anciens et modernes ont conseillé divers purgatifs, même au commencement , et dans l’état ; mais surtout à la fin de l'attaque régulière de Goutte non compliquée , dont je parle dans cet article (2).
Mais cette prescription des purgatifs est
(1) Trampel observe que le limon épais qui peut recouvrir la langue dans toute attaque de Goutte , n’est pas un signe suffisant de l'existence de matières dépravées dans les premières voies : et que lorsqu'il ne cause point de mauvais goût dans la bouche, il est seulement un produit de sang goutteux, qui se dépose et se renouvelle sur la langue , ainsi que sur les parois du canal alimentaire.
(2) Dans toute aitaque de Goutte qui est récente , M. Lentin donne des purgatifs répétés aussi long-temps qu’ils font rendre des matières corrompues , qu'il regarde comme contenant la cause matérielle de la Goutte,
DES MALADIES COUTTEUSES. 05
vicieuse , lorsqu'elle est ainsi généralement étendue. Les puargatifs foibles donnés pendant l'attaque régulière de Goutte simple , et même sur son déclin, peuvent rendre la Goutte anomale , ou la faire remonter , quoiqu'ils soient sans doute moins puissans pour produire cet effet , que ne seroient des purgatifs forts.
Toutes les observations qui peuvent paroître contraires à mon assertion, doivent être rapportées à d'autres sortes d'attaques de Goutte dont je parlerai successivement :
1. Aux attaques régulières de Goutte dans lesquelles la fièvre qui les accompagne a un caractère dominant , qui indique les purgatifs, ce qui sera exposé dans l'article qui suit ; 2.° aux attaques de Goutte irrégulièrement prolongées , dont je traiterai dans Je chapitre suivant.
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Je passe à ce qui concerne l’usage des remèdes sédatifs, tant internes qu’externes, quon doit employer dans la méthode analytique du traitement de l'attaque de Goutte régulière , où la douleur est l'affection dominante. -
La boisson de l’eau froide est d’une efficacité reconnue pour calmer les douleurs violentes d’une attaque de Goutte; aussi bien que pour tempérer la soif et l’ardeur qui y sont quelquefois insupportables.
Rondelet me paroît être le premier, qui ait regardé la boisson d’eau froide commé spécifiquement utile dans la Goutte. Vander- Heyde dit qu'il n’est point de remède plus puissant pour prévenir l'accès de Goutte, et le guérir lorsqu'il a déjà commencé. Quoique cet éloge soit exagéré, Vogel a recommandé ce remède avec juste raison, et j'en ai vu souvent les meilleurs effets.
Il me paroît vraisemblable que limpression de l’eau froide sur l'estomac, est alors ( par un effet ressenti sympathiquement )) perturbatrice de Fétat goutteux dans les fibres des parties souifrantes ; et que l'interruption de cet état dans ces fibres , suspend la production des douleurs de Goutte.
Cependant il est des restrictions qu'il faut apporter à l'usage de Îa boisson d'eau froide dans ce cas , et qui n'ont pas été suffisamment déterminées. Quand la soif et la fièvre sont fortes, cette boisson peut abattre brusquement les mouvemens salutaires de la nature :
ce qui a fait dire à Musgrave , mais trop généralement , que l'usage en ést toujours téméraire et périlleux (1).
‘On doit craindre aussi que l'excès de la boisson d'eau froide ne fatigue l'estomac , qui est communément plus ou moins lésé dans les fortes altaques de Goutte.
La même remarque s'applique à l'usage des boissons rafraîchissantes composées comme des émulsions nitrées, etc. Mais dans des cas où ces boissons prises seules sont contre-indiquées , on peut en combiner l'usage avec celui des infusions aqueuses d'espèces stomachiques ; comme du chamædrys , que Ludwig y a conseillé.