CR QG AU RE A
Le Dr. Grant ést le premier qui a bien connu et décrit la fièvre particulière , qui accompagne des attaques régulières de Goutte.
Cependant cette fièvre présente des indications majeures pour le traitement, lorsqu'elle est dominante ; suivant quelle est simplement dépuratoire , ou bien quelle a des caractères inflammatoires ou putrides, ce qui n’a pas été observé et développé convenablement par Grant , et par ceux qui l'ont suivi.
La fièvre dépuratoire dans l'attaque régulière de Goutte, a sept acces lorsque cette attaque est la plus parfaite, et elle en a um plus grand nombre dans les autres attaques:
DES MALADIES GOUTTEUSES. i13 régulières qui sont moins parfaites. Ces accès sont communément en tierce, sur ou dans les premiers temps de l'attaque. Mais cette fièvre peut ne pas conserver cé type le plus naturel ; être changée en double tierce , ou être rendue lougue et irrégulière ; surtout si l’on saigne, purge ou excite les sueurs mal-à-propos.
* Après le premier accès, le pouls n'est pas entièrement calme, ni la langue nette, ni la peau fraîche, ni l'urine chargée de sé diment. Ce n'est qu'une rémission qui est fort considérable , mais qui laisse peu de temps jusqu'à l'accès suivant. La fièvre continue d'être rémittente jusque vers Île huitième jour, ou si elle a été bien traitée, elle se change communément en intermittente. | F4 | La nourriture doit être donnée de bonne heure dans les rémissions des accès de cette fièvre , et placée bientôt après les éyacuations critiques partielles qui terminent chaque accès , afin que les digestions soient avancées lors du retour de la fièvre.
* Dans les réniissions des accès , il faut favoriser les évacuations. spontanées autant quelles sont sensiblement salutaires , mais
il faut les modérer graduellement , dès que
le malade qui les supporte vient à avoir du
malaise, le pouls beaucoup plus vîte, une grande soif, de l'anxiété et de la langueur.
Ainsi Grant dit fort bien qu'on doit observer avec sagacité combien dure dans les rémissions des accès, le soulagement produit par la transpiration augmentée , et.
lorsqu'elle se continue avec des incommodités notables , la modérer par un régime moins chaud. È
Dans ce dernier cas, dit-il, ïl faut faire des frictions sèches sur le corps du malade, le changer de lit, et l'en faire sortir enfin au besoin, pour l'exposer à l'air frais, en recouvrant soigneusement ses extrémités inférieures. Mais hors de ce cas, on ne doit permettre au malade de sortir de son lit, que lorsque la fièvre rémittente se change en intermittente , et même alors, il faut y.
apporter beaucoup de circonspection.
Grant, qui a remarqué que la Goutte de printemps et celle d'automne ne diffèrent point entre elles, comme les fièvres intermittentes de ces deux saisons , observe que la fièvre goutteuse participé au caractere de la fièvre régnante dans les mêmes temps de l’année.
DES MALADIES GOUTT EUSES. D X X'XIIT
La fièvre qui accompagne les attaques régulières de Goutte est très-souvent avec une disposition , ou inflammatoire , ou gastrique , non-seulement suivant la constitution régnante , mais encore relativement aux autres affections particulières des malades. |
Dans ceite fièvre , suivant qu'y sont marqués des symptômes d'état inflammatoire , ou de putridité; on doit prescrire un régime , ou antiphlogistique , ou antiseptique. Il faut cependant remarquer que les acides, surtout minéraux, y sont en général contre-indiqués avant le temps de la terminaison de cette fièvre.
Dans les premiers temps de la fièvre goutteuse , à proportion de ce qu'elle a un caractère inflammatoire plus marqué, la saignée est bien indiquée. Mais si la fièvre na point ce caractère, la saignée en abattant les forces , nuit à la coction et aux crises ,elle rend fixes les engorgemens des articulations , elle amène la cachexie et d’autres maux longs et durables.
Stoll ne veut point qu'on fasse saigner
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dans l'attaque de la podagre, quoiqu'il ÿ aït chaleur et pouls dur. Mais il paroît qu’en cela il a trop borné son traitement de la fièvre arthritique , qu’il a vue , comme étant toujours de nature bilieuse.
Mead conseille la saignée dans lattaque régulière de Goutte, quand les douleurs ÿ sont extrêmes et la fièvre violente , surtout s’il ya délire ou difficulté de respirer : et il dit que la saignée produit alors le plus souvent cet effet, que la Goutte abandonne les organes internes où elle sétoit: see portée.
Les Anciens employoient avec un grand succès la saignée suivie d'un purgatif approprié , lorsque la Goutte étoit avec complication d'une fièvre forte et d’une pléthore sanguine. Forestus a donné un exemple remarquable de ce traitement.
Un homme robusté , après avoir fait un travail forcé à la campagne, dormit quelques heures couché sur la terre, et fut pris ensuite de Goutte aux mains et aux pieds , et. d'une fièvre continue très-forte. Forestus voyant que les urines étoient fortement teintes en rouge , lui fit tirer aussitôt huit onces dé sang du bras droit, qui étoit
DES MALADIES GOUTTEUSES, UMA) Xe seul exempt de douleur ; et après l'avoir fait user d’une forte décoction de plantes chicoxacées , il le fit évacuer par un minoratif efficace. Par ces moyens simples , les douleurs et la fièvre furent guéries en quelques jours. Forestus rapporte qu'un autre homme qui fut attaqué d’une maladie entièrement semblable, périt pour avoir été négligé ou traité d’une autre manière. .
Dans tous les cas où l’on peut craindre qu'une fièvre putride des premières voies ne se joigne à l'attaque de Goutte , il faut suivre le conseil qu'Hoffman donne généralement , de faire prendre , quand l'attaque de Goutte est imminente, de la rhubarbe, de la crême de tartre , ou même de la poudre cornachine , pour nettoyer les premières voies des matières dépravées qui passeroient dans le sang, aggraveroient les douleurs, etc. | Dans les cas où un vomitif peut être indiqué par le caractère gastrique ou bilieux de la fièvre goutteuse , il ne faut l'y ordonner, qu'autant que l'estomac n'est point affecté sensiblement d’un état spasmodique violent , ou tendant à l’inflammatoire. Car dans ce cas, la mort peut être causée par
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On voit que les purgatifs sont placés ou contre-indiqués , dans les divers temps de la fièvre putride des premières voies, et de l'attaque de Goutte qu’elle accompagne ; suivant les rapports de dominance qi'ont celte fièvre et la fluxion goutteuse. |
Ce n'est que dans les cas où la fièvre qui accompagne les accès de Goutte régulière a manifestement les caractères d'une fièvre inflammatoire ou putride des premières voies , quon peut se promettre des succès assez constans de la pratique que suivoit Lister dans le traitement des attaques régulières de Goutte. Il traitoit principalement ces attaques, en répétant des évacuations générales , par la saignée et les purgatifs (1).
Dans les attaques régulières et violentes de Goutte , Lister prescrivoit la saignée, même répétée , et des lavemens laxatifs.
Lorsque l'attaque étoit sur son déclin ( ce qu’il avoit observé avoir lieu presque généralement tertià diatrito , c'est-à-dire du septième au neuvième jour ), et lorsque les
(1)Dansson Exercitatio Meédicinalis de A rthritide,
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urines déposoient à la fin de la fièvre un sédiment léger et blanchâtre , il purgcoit plus d’une fois avec le séné et d’autres minoratifs.
Il rapporte plusieurs observations heureuses à l'appui de cette méthode de traitement. Il assure qu'elle rendoit la durée des attaques de Goutte deux ou trois fois plus courte qu’elle n’étoit auparavant chez les mêmes malades.