LT IR COAST LE
à éprouver une douce transpiration , ou que si le marcher lui est désagréable , il monte à cheval , et fasse quelque autre exercice à l'air libre deux ou trois fois par jour. | |
Williams croit que les bains froids pris par immersion momentanée ( bains que les Allemands appellent Stwrzbad ) sont un des plus puissans remèdes qui existent dans la nature pour fortifier les solides relâchés.
En général on ne peut contester l'utilité que les bains froids, dont chacun est pris pendant peu de temps, et suivi d'un exercice modéré , ont pour exciter les forces de la constitution chez plusieurs hommes sujets. à l1 Goutte, pourvu que ces bains soient employés dans des circonstances favorables , et combinés avec un régime fortifiant approprié.
On a expliqué de tout temps les effets salutaires des bains froids par une antipérisiase qui suit leur application , et qui fait que les puissances vitales, qu'ils suspendent ou rendent comme inactives pendant quelque témps , réagissent ensuite avec d'autant plus de force pour le mouvement du sang,
‘ DES MALADIES GOUTTEUSES. 199 et le développement de la chaleur extérieure du corps. |
J'ai exposé ailleurs avec plus de détail, cette antipéristase , qu'il semble que lobservation fait reconnoître manifestement. J'ai dit 1. qu'il se produit d'abord dans les parties internes , des mouvemens sympathiques de la contraction que détermine dans l'organe extérieur l'application de l'eau froide sur cet organe : 2.° que ces mouvemens étant opposés à ceux qui doivent produire et entretenir la chaleur vitale de ces parties internes , y causent un grand trouble , qui excite la nature , lorsqu'elle à conservé assez de force, à donner plus d’énergie et de constance à ces derniers mouvemens qui lui sont propres : 3° que ces agitations étant répétées assez souvent, l'activité de Ja fonction génératrice de la chaleur vitale est de plus en plus rapprochée de létat de santé , et le rétablissement de cetie fonction amène une augmentation permanente des forces radicales de la vie. |
On peut rapporter ici la cure célèbre, .qu'Antonius Musa fit d’Auguste, réduit à une émaciation extrême à Ja suite de dou-
260 TR AIME leurs de Goutte (cum dolore arthritico } par des bains froids et des boissons (1)..