L'XI V
J APPELLE consécutive d'une autre maladie, la Goutte des articulations qui succède à cette maladie, et qui en dépend manifestement dans sa formation.
On regarde généralement comme un ouvrage classique, la dissertation de Musgrave sur les différentes espèces de cette Goutte consécutive , qu'il a mal désignée par le nom de Goutte symptomatique. Mais cet ouvrage est rempli d'erreurs sur la nature et les traitemens de ces maladies. |
Les espèces de cette Goutte sont trèscommunes dans les pays où la Goutte est répandue. Ainsi Musgrave a dit que dans la province d'Angleterre où ïl pratiquoit la médecine , les malades de la Goutte symptomatique égaloient ou même surpassoient en
nombre ceux qui étoient attaqués de la Goutte essentielle. |
Musgrave a observé que les attaques de la Goutte symptomatique ressemblent à celles de la Goutte essentielle, dans leurs types et - dans leurs suites.
Il y a sans doute le plus souvent dans la formation de la Goutte des articulations qui est consécutive, le concours des deux causes, que j'ai dit ci-dessus (n° xr ) être nécessaires pour la formation de cette Goutte lorsqu'elle est primitive : savoir d’une disposition de la constitution à l’état goutteux des solides et des fluides, et d'une infirmité relative ( naturelle ou acquise) dans les par-. tes voisines des articulations qui sont le siége de cette Goutte.
Cependant l’infirmité relative des parties voisines des articulations peut suffire dans des sujets dont la constitution n'est pas disposée à la Goutte, pour que ces parties souffrent une attaque de douleurs de Goutte imparfaite (et comme fausse ), qui est déterminée par une aberration de la cause ou des effets d'une autre maladie primitive.
Toute maladie qui est suivie d’une attaque de Goutte, la produit, ou par une influence
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sympathique, ou par une métastase de l’huineur morbifique, ou par l'une et Pautre de Ces deux causés.
MNusgrave suppose gratuitement que toutes lés Gouttes symptomatiques sont produites par une métastase de l’humeur morbifique de la maladie primitive, où la naturé na produit qu'une crisé imparfaite.
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GA Je distingue les espèces de la Goutte consécutive en deux classes différentes, suitant que cette Goutte est, où n'est pas manifestement compliquée avec la maladie primitive.
On reconnoît la complication de cette Goutte, et de la maladie primitive, quand ces deux maladies existant ensemble ou alternativement, les caracteres et les effets qui sont propres à l’une, sont sensiblement combinés avec ceux qui appartiennent à l'autre; de sorte que ces deux maladies se modifient réciproquement en formant une maladie composée.
On voit qu'alors le traitement indiqué dans l’une de ces maladies, doit être essentiellément combiné avec le traitement qui eonvient à l’autre maladie.
Ce seroit vainement que l'on assigneroit des différences essentielles dans la nature et le traitement des diverses espèces de la Goutte consécutive, suivant qu'elle est ou n’est pas compliquée avec la maladie primitive qui la produite, si lon pouvoit admettre l’opinion de M. Hunter (1) : qu'il ne peut exister de complications réelles de deux maladies différentes dans un même sujet. |
M. Hunter prétend que dans l’économie animale, deux actions morbifiques ne peuvent agir sur la même constitution, ni sur la même partie, dans un seul et même temps. |
- Il donne comme des preuves de son opinion, quelques faits dont le nombre est immensement disproportionné à l'étendue des conséquences quil en tire.
Ainsi il assure que deux différentes fièvres ne peuvent point exister à la fois chez un individu , et il en donne pour preuve un cas où il a vu que l'action de la petite vérole, qui venoit d'être inoculée,. fut suspendue