‹ Traite ́des maladies goutteuses (volume 2)Chapitre 76 sur 81 · AT ea · texte numérisé non relu

AT ea

354 TRAANATTIÉ

Lorsque cette fièvre rhumatique - goutteuse venant à cesser , les parties de l’habitude du corps qui étoient tuméfiées se désenfloient tout-à-coup , la matière morbifique se ramassoit vers les grandes articulations, surtout des genoux , des hanches, des épaules, et y formoit des tumeurs Iymphatiques très-considérables. La lymphe , soit coagulable , soit muqueuse , qui remplissoit ces tumeurs , étoit toujours extrémement âcre. Si on n'en procuroit l'écoulement en ouvrant ces tumeurs, ou en appliquant au-dessus de larges vésicatoires dont on entretenoit long-temps l’écoulement, cette humeur corrodoit les ligamens, et produisoit des caries très-graves , suivies d'une mort lente.

Les ulcères établis à la suite dé ces incisions ou de l'application de ces vésicatoires donnoient une sérosité dont le flux trop abondant ne pouvoit être réprimé par des topiques astringens , sans qu'il survint des anxiétés et un renouvellement de fièvre ; mais ces ulcères étoient bientôt cicatrisés par des applications répélées de l’infusion de cigué.

Ïl me paroît que dans cette espèce catar-

rhale maligne de fièvres rhumatiques goutteuses , les douleurs violentes ‘attirent sur les parties qu'elles affectent des fluxions que rendent extrêmement fortes Îles humeurs séreuses qui se trouvent être singulièrement âcres, et que ces fluxions épuisent à proportion l'humidité radicale de la masse du sang et de toutes les parties du corps.

. Cette cause produit une constipation trèsopiniâtre qui a toujours lieu dans cette maladie , la dessication générale des solides , la chute des forces, et quelquefois le marasme dans la convalescence de cette fièvre , etc.

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