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Grant combat aussi avec raison comme une opinion pernicieuse qui est trop répandue ; celle qu'un goutteux ne peut avoir aucuñe maladie qui ne soit goutteuse. Il dit que dans le fort de l'été, les goutteux sont souvent sujets aux fièvres bilieuses ét putrides, qu'on a souvent rapporté les symptômes de ces fièvres à des effets de la Goutte dans Festomac et les intestins, et que d’après cette erreur, on a fait beaucoup de mal.
Il à observé que dans une fièvre synoque non putride du printemps, dont les goutteux sont attaqués, on se trompe souvent en prenant pour des avant-coureurs d’un accès de Goutte, des symptômes produits par une matière turgescente dans les pre- Mmières voiés, et que cette erreur a des suites graves, ou même funestes. Il observe que si l’on a fait à propos des évacuations sufisantes pour soulager la nature de l'oppression de cette matière turgescente, les gout-
teux ont toujours, avant d'être parfaitement rétablis, une attaque de Goulte, qui à cependant beaucoup moins de force et de durée que leurs attaques de Goutte ordinaires.
Grant a vu aussi que les fièvres aigués avec une inflammation particulière, qui surviennent aux goutteux, lorsqu'elles ont été traitées, non par des échauffans, mais par des évacuations convenables, se terminent par une attaque formelle de Goutte. Il en donne des exemples dans des cas d’inflammation de poitrine de sujets goutteux.
C'est une chose remarquable, que cette tendance qu'affecte la nature chez ces goutteux à produire ou à achever la crise de ces fièvres aiguës par un accès de Goutte, dans les cas même où il ne paroît point qu'un état imminent d'attaque de Goutte ait précédé la maladie.