‹ Traite ́des maladies goutteusesChapitre 38 sur 116 · X X II · texte numérisé non relu

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Les topiques fortement irritans ou épis< pastiques qu'on emploie le plus communément pour rappeler la Goutte interne aux articulations des extrémités, sont les sinapismes simples ou composés, et les épithèmes vésicatoires.

Les sinapismes opèrent plus promptement et peuvent être plus utiles que les vésicatoires, lorsqu'il est urgent de rappeler aux pieds la Goutte, qu'une métastase soudaine a jetée sur les parties internes,

Mais les vésicatoires ont cet avantage, que l'écoulement qu'ils procurent, et qui doit être entretenu pendant long-temps par des suppuratifs convenables ( tels que le baume d'Arcæus }, soutire des parties voisines des articulations goutteuses , une grande quantité d'humeurs séreuses âcres, ce qui épuise sensiblement la matière de la Goutte. |

Il est souvent utile de suivre:la pratique de Musgrave, qui, après avoir excité à l’endroit de l'articulation goutteuse, une tumeur assez considérable par l'application d’un sinapisme ou d'un autre rubéfiant, faisoit appliquer au-dessus de cette tumeur un xésicatoire , qui procuroit pendant Jong-temps des évacuations abondantes.

D'autres puissans épispastiques qu'on a employés avec succès dans la Goutte remontée, sont les ventouses appliquées aux plantes des pieds , et les brülures faites avec le moxæa , ou les mèches de coton au-dessus des articulations goutteuses. Pouteau assure que lorsque la Goutte s’est portée’ sur les viscères, la matière en est très-promptement déplacée par le moyen de ces brülures.

On a aussi proposé l’électrisation des extrémités, comme un grand moyen d'y rappeler la Goutte; mais on n'a pas jusqu'ici déterminé lemploi de ce remède par des expériences sufhsantes.

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