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Dans tous les cas de Goutte interne compliquée par une autre maladie, où il y à eu rétrocession d’une Goutte établie ou d’une Goutte tendante à se former dans les articulations , il ne faut pas suivre la pratique universelle de Musgrave dans la Goutte interne. Cet auteur a trop peu d'égard à ce qu'exige le traitement de cette autre maladie conjointe , et il s'attache presque uniquement à suivre sa règle générale sur le iraitement de la Goutte anomale ou interne.
J'observe en particulier contre celte règle universelle de Musgrave, que l'indication de porter la Goutte sur les articulations, n'est ni la première, ni la plus urgente de celles qu’on doit se proposer dans beaucoup de cas et de temps de la Goutte interne eomp'iquée, et qu'en suivant cette indication, ou principalement ou trop tôt , on peut empêcher le succès des autres remèdes qui sont indiqués dans cette Goutte.
220 | MRIANTIE
Dans toute maladie qui survenant à un goutteux , cause l'affection goutteuse d’un viscère , il faut distinguer et suivre deux sortes d'indications, celles qui sont relatives à la nature de la maladie primitive ( qui peut être une fièvre putride , rémittente, etc. ; une inflammation particulière, une maladie du cerveau, etc. ); et celles que présente Île vice goultéux général, qui est spécialement déterminé par la maladie primitive, à se fixer dans le viscère affecté.
Lorsque des remèdes de nature différente sont indiqués par la maladie primitive , et par l'état goutteux général que cette maladie a déterminé à se porter sur un vicère, il faut graduer , réunir , ou faire succéder ces divers remèdes , dans l'ordre et suivant les proportions qu'exigent les rapports de dominance , ou d'influence respective que peuvent avoir ces affections élémentaires.