‹ Traite ́des maladies goutteusesChapitre 47 sur 116 · TROT · texte numérisé non relu

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avec foiblesse dominante, soit après l'évacuation de ces organes, si elle est indiquée , soit indépendamment de cette évacuation.

Ces remèdes doivent être choisis d'autant plus énergiques, lorsque la formation soudaine', et la marche aussi grave que rapide des affections goutteuses des orgaues digestifs, donne lieu de craindre des défaillances qui peuvent étre promptement mortelles , par, l'effet d'une distraction violente des forces qui sont nécessaires pour les fonctions des organes vitaux.

C'est alors qu'on doit employer les cordiaux les plus puissans, comme sont les liqueurs fortes, spiritueuses, les sels alkalis. volatils, les huiles essentielles aromatiques ; l'esprit de corne de cerf succiné, et l'esprit de sel ammoniac vineux ou hutleux, etc.

Les sels volatils et les huiles essentielles ont un effet d'autant plus assuré et plus durable , lorsqu'on les fait prendre dans du vin d'Espagne , ou autre vin généreux , qui est leur véhicule le plus approprié. Is produisent une excitation de forces beaucoup plus constante , que ne peut faire l'impression fuaitive des seules liqueurs spiritueuses.

Cés remèdes sont sans doute générale-

DES MALADIES GOUTTEUSES. 247 ment très-échauffans. Mais Barry a très-bien observé que lorsqu'une Goutte fixe , et avec langueur dans l'estomac ,, y produit une sensation de froideur, et un sentiment d'oppression accompagné d'anxiétés , les vins et les cordiaux les plus forts sont indiqués , et néanmoins y produisent à peine une chaleur sensible. G :

D'autres cordiaux plus modérés peuvent suffire dans plusieurs cas analogues, où l'attaque de cette Goutte dans l'estomac est plus foible. Ces cordiaux sont l’eau-de-vie mélée avec de l’eau ; un vin géuéreux qu'on fait prendre chaud , et en y joignant la cannelle et d’autres aromates , la racine de serpentaire de Virginie , etc.

Dans la Goutte à l'estomac avec une grande débilitation de ce viscère , et chez des sujets énervés , il convient aussi de faire sur l'épigastre des fomentations assidues avec une décoction vineuse d'espèces aromatiques, et d'y appliquer d’autres topiques excitans.

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Lorsque l'action des remèdes cordiaux et échauffans excite une fièvre forte, il faut ‘en diminuer ou en cesser l'usage,

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